Manque criant de subsides pour lutter contre les mutilations génitales

Manque criant de subsides pour lutter contre les mutilations génitales

C’est la journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales, ce lundi. En Belgique, les moyens financiers sont parfois insuffisants pour venir en aide aux victimes. L’ASBL Intact est notamment en danger ; elle a besoin de fonds pour poursuivre ses activités.

En Belgique, plusieurs initiatives pour lutter contre les mutilations génitales (MGF) voient progressivement le jour. Par exemple, dans le cadre du plan intra-francophones 2015-2019 de lutte contre les violences sexistes et intrafamiliales de la FWB, un kit de prévention a été mis à disposition des professionnels du secteur. Une série d’ ASBL viennent également en aide aux victimes . C’est notamment le cas des ASBL Woman’Do et Intact. Cette dernière est devenue un véritable centre d’expertise juridique en la matière. Mais à l’heure actuelle, le manque de subsides menace ses activités. L’ASBL Intact a besoin de 300.000 euros pour sortir la tête hors de l’eau.

"Les subsides alloués diminuent d’année en année"

Dans un communiqué, Céline Verbrouck, présidente de l’ASBL Intact, s’inquiète : "Nous risquons bientôt de ne plus être en mesure d’assurer l’assistance juridique actuellement fournie aux professionnels qui nous sollicitent". En cause : le manque criant de subsides accordés à l’ASBL. "Alors que la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, entrée en vigueur en Belgique en juillet 2016, prévoit explicitement que les organisations qui luttent contre les violences faites aux femmes doivent être soutenues financièrement, les subsides alloués diminuent d’année en année, entravant le développement des activités de prévention et de protection des MGF". La présidente appelle donc les responsables politiques à mettre la main au portefeuille pour qu’Intact puisse décemment poursuivre ses activités.

ASBL Intact

L’ASBL Intact lutte depuis 8 ans pour protéger les femmes et les filles des mutilations génitales féminines et des violences qui y sont liées. Grâce à la recherche et au développement d’outils juridiques, Intact est devenue un véritable centre d’expertise juridique en la matière. "Nous essayons de donner des outils de prise en charge aux différents professionnels amenés à travailler avec le public concerné par les MGF, qu’ils soient avocats ou du secteur psycho-médico-social. Nous accompagnons au travail de prévention des familles et relayons vers d’autres intervenants si nécessaire, afin que la chaine de protection de la maltraitance se mette en place", expliquait Charlotte Chevalier, juriste et chargée de projet. L’ASBL tente ainsi de sensibiliser aussi bien les professionnels que le grand public à la cause des MGF.



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