Salles de shoot : pas sous cette législature

Salles de shoot : pas sous cette législature

Pas de "salles de shoot" sous cette législature. C’est ce qui a été décidé, lundi, lors d’une conférence ministérielle sur la politique en matière de drogues et d’alcool dans notre pays. La mise en place des SCMR ne serait "pas prioritaire".

La polémique sur l’ouverture éventuelle des "salles de consommation à moindre risque" (SCMR) a fait grand bruit le mois dernier. Une conférence ministérielle présidée par la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, est venue clore le débat : les SCMR ne sont pas encore prêtes à voir le jour en Belgique.

Modifier la loi : une condition sine qua non

Malgré l’avis plutôt favorable des ministres bruxellois et du ministre de la Santé de la région wallonne de la cellule politique générale en matière de drogues, le gouvernement fédéral ne soutiendra pas la modification de la loi de 1921 qui interdit actuellement l’ouverture de telles salles. Du moins, pas sous cette législature. En effet, la législation fédérale actuelle ne permet pas la mise en place d’un lieu de consommation. La mise à disposition d’un local qui facilite ou incite la consommation de drogues illégales est passible de poursuites pénales dans le cadre de cette loi.

Le dossier n’est pas clos

La mise en place de "salles de consommation à moindre risque" en Belgique est une mesure qui n’a pas été jugée prioritaire à l’heure actuelle. Cela ne veut pas dire qu’elles ne pourront jamais ouvrir leurs portes. En effet, le dossier fera prochainement l’objet d’une étude plus poussée. Notamment sur la faisabilité d’un tel projet et sur les aspects plus budgétaires et juridiques. Aussi, dans le cas où la décision serait prise d’initier en Belgique ce type de dispositif, une large consultation et réflexion sur les conditions fondamentales devrait être organisée.

Le principe des SCMR

Selon la Cellule Générale de Politique Drogues, "Le dispositif de salle de consommation à moindre risque est conçu dans une approche de santé publique. Il s’agit de rechercher des solutions pragmatiques permettant de répondre aux besoins socio-sanitaires constatés (morbidité, mortalité) tout en réduisant les nuisances provoquées par l’usage de drogues dans des lieux publics." Une étude française a d’ailleurs prouvé que ces SCMR sont réellement efficaces. L’accompagnement des drogués permettrait de diminuer les risques du sida et de l’hépatite C.



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