Les Agences Immobilières Sociales ont la cote

Les Agences Immobilières Sociales ont la cote

Les Agences Immobilières Sociales fêtent cette année leurs 20 ans. Le système séduit de plus en plus de personnes et dès 2018, les propriétaires seront exonérés de précompte immobilier.

Les Agences Immobilières sociales fonctionnent bien. Le principe est simple : les propriétaires confient leur bien immobilier à une agence d’insertion sociale, laquelle le met en location auprès d’un public à faibles revenus. Cette année, la mesure comptera désormais 4.800 locataires. Pour encourager les propriétaires, dès 2018 ceux-ci seront exonérés du précompte immobilier.

Un budget en augmentation

Au niveau de la Région, le budget alloué aux agences immobilières sociales va croissant. Ainsi, en 2017, il s’élevait à 13,5 millions d’euros, soit une hausse de près de 2 millions. Pour 2018, la ministre en charge, Céline Frémault, prévoit déjà 15 millions. Elle précise à l’Echo « L’intérêt des propriétaires bruxellois pour l’outil AIS, arrivé à maturité aujourd’hui, est manifeste. Je m’en réjouis et je me dois de soutenir cette dynamique de socialisation cadrée du marché privé. »

Une législation aménagée

Afin d’encourager la mesure, la Région a prévu un incitant financier pour les propriétaires. En effet, des amendements législatifs permettront la reprise du service du précompte immobilier par la Région bruxelloise. Dès lors, à partir de 2018, les propriétaires seront exemptés de paiement. « Il s’agit d’un réel coup de pouce financier pour encourager les propriétaires encore réticents à franchir le pas des AIS », souligne Céline Frémault. Afin de permettre à la mesure de s’ancrer dans des quartiers plus favorisés, la ministre avait déjà proposé en 2016 d’offrir aux propriétaires souhaitant se lancer, via des subsides majorés, un complément de loyer. « Dans ces quartiers où il existe un écart trop important entre le loyer moyen pratiqué sur le marché privé et le loyer AIS, nous permettons aux propriétaires de logements donnés en gestion à une AIS de majorer le montant locatif de référence de 10%. Une évaluation de ce mécanisme est prévue après 2 ans et nous verrons à ce moment si le mécanisme porte ses fruits », explique la ministre.

Deux appels à projets

Dans la foulée, la Région a lancé 2 appels à projets : l’un vise l’amélioration de l’offre de logements intergénérationnels et l’autre entend encourager la reconversion des étages au-dessus des commerces en espaces de logement. Les résultats seront connus à la fin de l’année. La ministre se réjouit cependant déjà du nombre de dossiers rentrés.

LA rédaction



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