Augmentation de 10% de bénéficiaires au CPAS

Augmentation de 10% de bénéficiaires au CPAS

Dans son dernier rapport trimestriel, le SPP Intégration sociale fait état d’une augmentation de 10,2 % du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration au premier trimestre 2015 par rapport à la même période en 2014.

En cause : la hausse mensuelle structurelle du recours au revenu d’intégration due à l’amplification du phénomène de pauvreté et la limitation de l’allocation d’insertion. L’accroissement du nombre de réfugiés reconnus ne transparaît pas encore dans les statistiques du premier trimestre. Depuis le début de l’année, 103.171 personnes en moyenne touchent le revenu d’intégration chaque mois, soit une hausse de 10,2 % par rapport à la moyenne mensuelle de 2014, qui s’élevait alors à 102.654 bénéficiaires. Cette envolée dépasse de loin l’augmentation structurelle annuelle de 2,3 %.

Chiffres globaux

Elle se manifeste dans toutes les régions (Flandre : +8,0 %, Bruxelles : +6,6 %, Wallonie : +13,6 %), tout en étant plus tangible dans les petites communes (+12,5 %) que dans les 5 grandes villes du pays (+9,3 %).La population totale est composée de 33,2 % de cohabitants (groupe 1), 39,1% d’isolés (groupe 2) et 27,7 % de personnes avec charge de famille (groupe 3). Avec une hausse de 16,2 %, le troisième groupe a connu la plus forte progression du classement. Il comprend en majorité (80,1 %) des femmes isolées ayant un ou plusieurs enfants à charge. Le groupe des isolés s’est accru quant à lui de 6,8 % contre 9,0% pour les cohabitants.

Julien Van Geertsom - président du SPP IS : « Le nombre de personnes qui ne peuvent s’en sortir sans revenu d’intégration a considérablement augmenté au premier trimestre 2015. Nous constatons que ce sont surtout les familles monoparentales composées de plusieurs jeunes enfants qui ont du mal à joindre les deux bouts. La rentrée scolaire apporte son lot de soucis, mettant de plus en plus d’enfants dans une situation de pauvreté. Pour y remédier, les CPAS exploitent au mieux les moyens mis à leur disposition, tels que ceux de l’activation sociale. »

Effet de la limitation de l’allocation d’insertion

Outre le risque accru de certains groupes de devoir faire appel au CPAS (personnes âgées, personnes peu scolarisées, isolés, allochtones, etc.), le SPP IS arrive à la conclusion que la limitation de l’allocation d’insertion a aussi un impact sur la population bénéficiant du revenu d’intégration. Nos chiffres confirment les résultats d’un sondage effectué auprès des CPAS à la mi-mars 2015, selon lequel environ 35 % des personnes arrivées en fin de droit d’une allocation d’insertion fin 2014 se sont présentées au CPAS.

Les jeunes toujours plus nombreux au CPAS

Les jeunes âgés de 18 à 24 ans occupent toujours la première place du tableau, avec une part de 31,9 % dans la population totales de bénéficiaires du revenu d’intégration. (À titre de comparaison : cette tranche d’âge représente 10,7 % de la population belge). Si l’augmentation de leur proportion était de 5,1 % sur l’ensemble de l’année 2014, elle se chiffre à pas moins de 7 % pour le premier trimestre de 2015. « Trop nombreux sont les jeunes qui doivent solliciter l’aide du CPAS. Ces jeunes ont souvent un faible niveau d’études ou ont quitté les bancs de l’école prématurément. Le CPAS les aide à obtenir un diplôme afin d’accroître leurs chances sur le marché de l’emploi. », déclare Julien Van Geertsom.

Plus de réfugiés reconnus au CPAS

Les réfugiés qui ont été reconnus comme tels ces derniers mois ou qui ont reçu le statut de protection subsidiaire ne sont pas encore visibles dans les statistiques. Celles-ci ne sont stables qu’après 6 mois parce qu’il est question ici de demandes de remboursement (de l’équivalent) du revenu d’intégration, qui ne peuvent être introduites qu’après octroi. L’impact du nombre de réfugiés reconnus et de bénéficiaires de la protection subsidiaire sera observé et examiné de près dans le prochain rapport trimestriel.

Pour télécharger tout le rapport : http://www.mi-is.be/be-fr/doc/etudes-publications-et-chiffres/bulletin-numero-12-septembre-2015



Commentaires - 1 message
  • C'est le fruit putride de la valeur intrinsèquement corrompue de l'argent et du mensonge permanent du gouvernement actuel sur les valeurs réelles, les valeurs de vie, de créativité, de richesse et de prospérité nécessaires à chaque individu dans une société digne de ce nom. Si nous attendons de nos gouvernements qu'ils créent de l'emploi, nous pouvons attendre encore bien longtemps, trop occupés qu'ils sont à s'observer le nombril. Ils se contentent uniquement de distiller la peur, la misère et l'inconséquence de leur inertie mentale partout où ils passent. Pour sortir de l'impasse, il ne faut plus attendre, mais lutter de toutes nos forces pour l'émergence de créativités nouvelles susceptibles non seulement de créer de l'emploi, mais également de la richesse et de l'abondance pour tous. Ayez un projet, un plan, mettez-le à l'épreuve, adhérez aux vrais valeurs qui sont les vôtres, arrêtez de vous faire manipuler par les médias et les industriels, cessez de suivre la pente douce de vos mauvaises habitudes en espérant et en attendant de quelqu'un d'autre que vous change le monde à votre place. Inscrivez-vous dans un projet de vie, devenez le créateur de votre propre existence. Refusez d'aller voter -piège à cons de toutes les démocraties "représentatives"- mais exigez plutôt une révision complète de la Constitution et des règles du jeu politique, toujours biaisées à l'avantage du maintien des privilèges des plus riches et du maintien dans la misère des plus pauvres. Bougez-vous le cul, enfin! Le seul pouvoir politique qui nous est accordé aujourd'hui, et encore, c'est de pouvoir dire "non". Non à ces familles oligarches qui se refilent les pantoufles du pouvoir depuis la nuit des temps en exploitant le peuple et la misère au nom de leur Dieu capitaliste: l'argent!

    Aman69 jeudi 1er octobre 2015 11:40

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