Le Parlement Wallon au secours des centres de planning familial

Le Parlement Wallon au secours des centres de planning familial

Une motion soutenant la délivrance de la pilule du lendemain dans les centres de planning familial a été adoptée ce mercredi par le Parlement wallon. Cette initiative va à l’encontre de la décision de la ministre fédérale de la Santé.

Une nouvelle fois, la décision de Maggie de Block est vivement contestée. Pour la ministre, seul un médecin ou un pharmacien est habilité à prescrire la contraception d’urgence, pour des raisons de santé publique. Elle qualifie même cette pilule de "Bombe hormonale" qui ferait subir des effets secondaires non négligeables chez la femme. Pourtant, les professionnels s’indignent : les centres de planning familial sont composés de professionnels formés et aptes à conseiller et accompagner la prise de la contraception d’urgence. Suite aux propos de Maggie de Block, les centres de planning familial se sont mobilisés en manifestant ce jeudi 15 juin. C’est maintenant le Parlement wallon qui tient tête à la ministre via une motion votée ce mercredi 14 juin.

Maggie De Block , seule contre tous

La directive de la ministre fédérale des soins de santé est loin de faire l’unanimité. Isabelle Simonis a déjà affiché son soutien auprès des centres de planning familial, ainsi que plusieurs autres politiques et associations. Mercredi, le Parlement wallon a lui aussi fait entendre son avis sur la question. Le texte adopté par les élus est explicite et demande au gouvernement wallon de "soutenir les centres de planning dans la distribution des contraceptifs d’urgence et ce, même en l’absence d’un médecin, via une procédure adaptée aux situations d’urgence dans un cadre défini en concertation avec les acteurs du secteur", d’après RTL.

Un appel du pied au Fédéral

Cette motion interpelle le gouvernement Fédéral. Ce dernier est dès lors invité à modifier la législation actuelle afin "de permettre la délivrance, par les organismes agréés par les autorités publiques ayant pour vocation d’accueillir, d’informer et d’aider dans diverses matières familiales, des médicaments ayant pour but la contraception d’urgence et non susceptibles de présenter un danger pour la santé", toujours selon RTL.

Un flou juridique

Depuis longtemps, les centres de planning familial sont des acteurs de la vie sexuelle des jeunes femmes. Ils distribuent des contraceptifs d’urgence en assurant l’anonymat, l’accompagnement et la gratuité des services. Si la pilule du lendemain est vendue en pharmacie, la discrétion n’y est pas toujours assurée. Pourtant, la distribution de la contraception d’urgence au sein des centres de planning familial nage en plein flou juridique. D’après la législation en vigueur, la pilule du lendemain doit impérativement être délivrée sous la responsabilité d’un pharmacien ou d’un médecin. Les centres de plannings essayent dès lors de s’organiser afin de distribuer de façon efficace et le plus rapidement possible le médicament.

La Rédaction

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