Le quartier Alhambra soumis à un nouveau règlement

Le quartier Alhambra soumis à un nouveau règlement

Le quartier Alhambra, connu pour sa prostitution de rue, est désormais régi par un nouveau règlement de police.

Afin de lutter contre le commerce du sexe, la Ville de Bruxelles a adopté, le 27 juin dernier, un nouveau règlement de police en vue de l’encadrer. Depuis octobre, environ 600 sanctions administratives communales (SAC) et 350 P.V. ont été dressés. Pour le collectif des travailleurs du sexe, Utsopi, Yvan Mayeur, utilise des « méthodes autoritaires » et dénonce une « chasse aux prostituées » dans un communiqué publié ce mardi à l’attention du bourgmestre.

Les clients aussi concernés

Le nouveau règlement prévoit également des amendes pour les clients. Entre octobre et mars 2016, 573 SAC et 349 P.V. ont été dressés dans le cadre de contrôles anti-prostitution dans le quartier Alhambra. Depuis 2012, les autorités ont décidé de mener une politique d’éradication de la prostitution dans le quartier d’après Utsopi. Le nouveau texte voté l’interdit et prévoit des SAC et des amendes s’élevant jusqu’à 350 euros, tant pour les clients que les travailleurs du sexe.

Un travail perturbé

Suite à ce nouveau règlement, certains travailleurs du sexe voient leur travail perturbé. « La situation est désormais chaotique dans le quartier. La police de Bruxelles distribue des amendes aux TDS (travailleurs du sexe) et à leurs clients, qui se font de plus en plus rares, contraignant dès lors certains TDS à accepter des pratiques à risques pour gagner leur vie, telles que travailler dans des parcs ou des parkings proches, avec tous les risques sanitaires que cela engendre », explique Utsopi. De plus, la police ne prendrait plus la peine de se déplacer dans le cas où un travailleur est en danger.

Des soucis également à Saint-Josse

Le bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir, doit lui aussi faire face à des soucis concernant les travailleurs du sexe sur son territoire. En cause : l’emplacement de ses carrées. Suite au règlement de 2011, la commune imposait aux carrées et aux salons de prostitution un certificat de conformité fixé à 2500euros et des heures d’ouverture précises : fermeture les dimanches et entre 23h et 7h du matin.



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