Les écoles de devoirs bientôt financées dès leur 1e année d’activité

Les écoles de devoirs bientôt financées dès leur 1e année d'activité

La Commission de l’Enfance du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté à l’unanimité l’avant-projet de décret accordant une reconnaissance et un soutien plus important aux écoles de devoirs. Une mesure proposée par la ministre de l’Enfance, Alda Greoli, qui explique, au sein d’un communiqué, les modalités de ce nouveau décret.

Les nouvelles écoles de devoirs pourront obtenir une subvention de lancement de 5.000 euros, et ce dès leur première année d’activité. Un budget de 400.000 euros annuel est consacré à renforcer le financement des écoles de devoirs et en particulier cette mesure. Il s’ajoute à la revalorisation financière des écoles existantes de 450.000 euros intervenue en 2016, portant le budget consacré aux écoles de devoirs à 2 millions d’euros annuels.

Suppression de l’année d’attente

Jusqu’à présent, les écoles de devoirs ne pouvaient bénéficier de subventions que si elles remplissaient diverses conditions, dont celle d’apporter la preuve d’un fonctionnement régulier au cours de l’année d’activités précédant la demande de subvention. Avec pour conséquence que les écoles de devoirs nouvellement reconnues devaient attendre, le plus souvent, plus d’une année avant de pouvoir bénéficier de subventions. Or, l’augmentation des écoles de devoirs s’avère nécessaire afin de répondre à une demande de plus en plus croissante.

« Cette mesure permettra de soutenir dès le départ la création de nouvelles écoles de devoirs, le besoin étant important. Leur nombre est d’ailleurs en hausse et nous souhaitons encourager les initiatives en la matière, bien souvent portées par des volontaires actifs dans des associations. Les écoles de devoirs sont des espaces d’éducation élargis, notamment à la culture et enclins à stimuler la créativité de nos enfants, à les accompagner dans leurs devoirs mais bien plus largement dans leurs découvertes culturelles et sociales », insiste Alda Greoli.

Subvention de lancement

Concrètement, les écoles de devoirs nouvellement reconnues bénéficieront d’une subvention de lancement d’un montant de 5.000 euros pour l’année en cours au moment de la date de leur reconnaissance. Ce montant correspond à la subvention allouée à une école de devoirs accueillant 10 enfants. Pour les années suivant leur première année de reconnaissance, les écoles de devoirs bénéficieront des subventions telles que prévues par le décret.

80 nouvelles écoles de devoirs

Le nombre de nouvelles écoles de devoirs reconnues chaque année varie actuellement entre 10 et 15. L’enveloppe dégagée, 400.000 euros, permettra de répondre potentiellement aux demandes de 80 nouvelles écoles de devoirs. Une campagne de sensibilisation est prévue pour amplifier la dynamique des écoles de devoirs. Le solde du budget sera consacré à l’ensemble du secteur.

Action de sensibilisation

Pour soutenir cette nouvelle dynamique, l’Office de l’Enfance et de la Naissance (ONE) est chargé de mobiliser particulièrement les écoles de devoirs dans :

- les zones où le nombre d’écoles de devoirs est déficitaire ;

- les bassins de vie où le décrochage scolaire est le plus important ;

- les zones où les listes d’attente sont les plus conséquentes.

Plus de 16.000 enfants fréquentent les 346 écoles de devoirs actuellement reconnues en Fédération Wallonie-Bruxelles.

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