Vers 25% de lits en moins dans les hôpitaux wallons

Vers 25% de lits en moins dans les hôpitaux wallons

2017 voit une série de réformes se concrétiser. Celle du paysage hospitalier n’échappe pas à la règle. Comme prévu, d’ici quelques années, les hôpitaux wallons se verront amputés d’un quart de leurs lits.

Ce n’est pas une surprise, les mesures décidées en matière de Santé au sein de l’accord sur le budget 2017 se concrétisent déjà. Tant au niveau Fédéral que dans les régions. En supprimant 25% des lits d’hôpitaux, trop souvent inoccupés, le gouvernement wallon espère économiser une centaine de millions d’euros. Des suppressions qui s’effectueront sur plusieurs années au sein des 38 hôpitaux (non universitaire) et des 20 hôpitaux psychiatriques de Wallonie.

Lourd héritage

Depuis la 6e réforme de l’Etat, le gouvernement wallon est responsable du financement des infrastructures hospitalières sur son territoire. Il a donc dû prendre des mesures pour faire des économies dans ce secteur. "La Wallonie veut inciter à une diminution du nombre de lits, à une meilleure utilisation des outils et à une meilleure articulation des activités et des collaborations entre hôpitaux via cette compétence sur les infrastructures hospitalières", déclare, à l’Echos, le cabinet du ministre de la Santé, Maxime Prévot. L’une des mesures phares est la décision de réduire d’un quart le nombre de lits d’hôpitaux dans les prochaines années. "On constate un nombre relativement important de lits hospitaliers agréés qui ne sont pas occupés. L’objectif est une réduction progressive du nombre de lits afin d’aboutir à une utilisation adéquate de l’infrastructure en fonction des besoins de la population", explique le cabinet.

Réfractaires

Si la suppression de ces lits se fera petit à petit et sur décision des hôpitaux, les subsides pour les lits non-occupés ont déjà été annulés. Une mesure aux conséquences négatives puisque plusieurs maternités ont dû fermer leurs portes, fin décembre, à Lobbes, Nivelles et Tubize. Provoquant une vague de contestations au sein des acteurs du secteur non-marchand.

Plus mitigée et persuadée qu’une "rationalisation s’impose sur les lits d’hôpitaux", la mutualité socialiste Solidaris espère néanmoins que la réforme soit planifiée sur "une période suffisamment longue et avec une garantie de neutralité budgétaire globale pour le secteur des soins de santé sur cette période. Il faudra aussi éviter l’impact sur l’emploi et la qualité des soins", confie-t-elle à L’Echos.



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