Etre parent et déficient intellectuel, compatible ?

Etre parent et déficient intellectuel, compatible ?

Sujet délicat que celui de la parentalité des personnes avec une déficience intellectuelle. La FRB a publié une brochure sur le sujet, afin de partager les bonnes pratiques. Il en ressort qu’en la matière, ajuster ses représentations se révèle primordial.

Qu’on l’accepte ou non, les personnes handicapées déficientes ont-elles aussi, une sexualité. Le travail des associations professionnelles devra prendre en compte cet aspect des personnes dans leur travail quotidien. Ce n’est cependant pas toujours chose aisée, avec un imaginaire collectif qui assimile toujours la personne handicapée à un enfant. Afin de prendre en charge au mieux ces personnes, la FRB a publié une brochure de ‘bonnes pratiques’, après un travail en réseau d’apprentissage, pendant 2 années.

Contenu de la brochure

Aujourd’hui encore, le désir d’enfant et la parentalité des personnes avec une déficience intellectuelle restent toujours des sujets délicats. Toutefois, les recherches et les pratiques de terrain démontrent qu’il est nécessaire pour la société de nuancer et d’ajuster ses représentations.

Un réseau d’apprentissage composé de 11 initiatives soutenues a travaillé pendant deux ans à une vision partagée et à des méthodes adaptées partant des compétences des personnes avec une déficience intellectuelle. Le soutien de la parentalité commence par la reconnaissance des parents et des enfants comme partenaires à impliquer dans le dialogue. Cette publication offre l’occasion d’aborder cette thématique complexe à partir de différentes perspectives et de partager les expériences et bonnes pratiques disponibles avec les acteurs de terrain, les parties prenantes et les politiques.

Lien vers la publication

La sexualité des personnes handicapées, sujet tabou ?

Sujet délicat à aborder, la sexualité des personnes handicapées n’en demeure pas moins une réalité. En 2016, l’AViQ avait organisé le premier salon pour parler de la vie relationnelle, affective et sexuelle, qui fut un succès. Afin d’au mieux appréhender la situation, Jean-Pierre Yernaux, formateur d’adultes au CESA Roux et thérapeute psychomotricien expliquait que la formation des professionnels jouait un rôle capital. C’est dès lors pour ça qu’il inclut dans ses formations la dimension du ‘corps’. Si l’idée semble faire peu à peu son chemin, l’objectif est encore loin d’être atteint. En effet, il subsiste, dans l’imaginaire collectif, toujours la notion que la personne handicapée est un enfant. Une erreur, pour Monsieur Yernaux : « Non ! Si la personne est adulte, elle est adulte ! Sa sexualité est la même que la nôtre, seul un de ses trois pôles physique, affectif ou cognitif est déficient. »



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