Maisons d'accueil

Types d’activités

Si l’ensemble des maisons d’accueil pour adultes en difficulté proposent un hébergement limité dans le temps, leurs modes d’action diffèrent selon qu’ils s’adressent à des personnes seules, à des couples ou à des femmes accompagnées d’enfants, selon leur milieu d’implantation (urbain ou rural), selon enfin la spécificité de chaque projet pédagogique. Au-delà du dépannage d’urgence, ces centres ne sont en général pas en mesure d’accueillir des personnes présentant des troubles psychiatriques graves ou ayant des problèmes de toxicomanie.

Législation

Les institutions et services dépendent soit de la Région Wallonne, soit de la Commission communautaire française ou de la Commission communautaire commune de la Région de Bruxelles-Capitale.

En Région Wallonne, une nouvelle réglementation entre en vigueur le 1.10.2004. Outre le rassemblement sous un chapeau décrétal identique des centres d’accueil et des maisons maternelles (comme en Cocof, le terme « Maison d’accueil » sera utilisé pour désigner toutes les institutions), cette réglementation vise à mieux rencontrer la diversité et la complexité des situations de précarité et de renforcer la visibilité d’un secteur qui a fait ses preuves. La logique de travail en réseau et en partenariats est ainsi mise à l’honneur. Enfin, le « décret Detienne » offre un cadre réglementaire aux abris de nuit qui assurent un accueil d’urgence, organise les maisons de vie communautaires qui offrent un accueil de longue durée et offre une reconnaissance à l’accueil de type familial (accueil de moins de 10 personnes). Le décret relatif à l’accueil, l’hébergement et l’accompagnement des personnes en difficultés sociales a été adopté le 11 février 2004 par le Parlement wallon et son arrêté d’exécution, le 3 juin 2004.

A Bruxelles, les institutions qui dépendent de la COCOF sont elles déjà régies par une législation commune (Décret du 27.05.1999, M.B. du 18.06.1999 et son arrêté d’application) tandis que les institutions bicommunautaires sont dans l’attente des arrêtés d’exécution de l’ordonnance cadre adoptée en 2003.

Statistiques

Au 1er janvier 2003, il existe à Bruxelles 14 maisons d’accueil agréées et subventionnées par la COCOF et 6 maisons d’accueil agrées et subventionnées par la COCOM. Notons que la COCOM subventionne également d’autres services pour sans-abri : asile de nuit, travail de rue, habitat accompagné, etc.).

En Wallonie, plus de 50 centres d’accueil et maisons maternelles sont agréés et/ou subventionnés tandis, qu’à travers e.a. les Relais Sociaux, la Région subventionne un certain nombre de structures ou services ambulatoires.

Références bibliographiques

Echos AMA, publication trimestrielle de l’Association des Maisons d’Accueil et des services d’aide aux sans-abri

Le rapport final de la recherche effectuée à la demande du Collège réuni de la COCOM par l’Institut de Sociologie de l’ULB « La problématique des personnes sans-abri en Région de Bruxelles-Capitale », janvier 2001

« Les naufragés, avec les clochards de Paris » de Patrick Declerck, Terre Humaine, Plon, 2001

Rapport sur l’état de la pauvreté en Région de Bruxelles-Capitale

« La pauvreté derrière les barreaux ? vers une décriminalisation ou une dépénalisation du vagabondage » d’Isabelle Brouwers, Fondation Roi Baudouin – Association des Maisons d’Accueil – Vereniging der Vlaamse Onthaaltehuizen.

Sans-abri en Europe, publication de la FEANTSA (Fédération Européenne d’Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri)


(texte : AMA)

Tous renseignements

A.M.A.
Association des Maisons d’Accueil et des services d’aide aux sans-abri asbl



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