Mémoires/TFE

La perception de la délinquance chez les jeunes de diverses origines


La perception de la délinquance chez les jeunes de diverses origines.

Ce travail comprend deux grandes parties, l’une théorique et l’autre pratique.
Dans la première partie nous relevons que la délinquance juvénile est une réalité dans notre société. De plus en plus des jeunes sont concernés par ce phénomène comme le montre les statistiques. En rapport avec cette problématique sociale, des théories sont développées pour tenter d’en appréhender les facteurs explicatifs. Nous en avons évoqué quelques uns. La délinquance juvénile étant une notion essentiellement juridique, nous avons fait allusion à la politique judiciaire de la jeunesse en vigueur en Belgique.. En dépit de ce dispositif, la délinquance juvénile progresse et inquiète et on a l’impression que les jeunes, premiers à être concernés, ne sont pas suffisamment pris en compte dans la réflexion sur la délinquance.
En abordant ce travail, nous avons voulu nous rendre compte de la perception qu’ont les jeunes de la délinquance juvénile. Savent-ils ce qu’est-ce la délinquance ? Quel jugement portent-ils face à un acte de délinquance ? Pour répondre à ces différentes questions, nous avons émis l’hypothèse selon laquelle partant de la solidarité qui caractérise les jeunes adolescents, ces derniers même s’ils se placent du côté des acteurs ou victimes ou encore observateurs passifs d’actes de délinquance ne se différencient pas dans leur représentation de la délinquance qui gagne du terrain dans les quartiers, les écoles et les villes.
Dans la deuxième partie, nous nous sommes attelé à vérifier cette hypothèse. Pour ce faire, nous avons soumis à quarante jeunes filles et garçons en plus de situations de délinquance, une série de questions portant sur la délinquance juvénile.
Il ressort de données recueillies les constatations ci-après :
Dans la plupart des réactions enregistrées au sujet de la délinquance, il se dégage une divergence des points de vue en ce qui concerne la définition de cette notion. Ces réactions montrent que si les jeunes ne trouvent toujours pas des mots justes pour définir cette notion, à travers les exemples qu’ils en donnent, ils en savent quelque chose. En outre les causes y afférentes qu’ils avancent correspondent bien à celles génératrices de cette problématique.
Il importe de relever aussi que les jugements portés sur les situations de délinquance soumises à leur appréciation divergent d’une situation à l’autre. Alors que nous nous attendions à les voir condamner purement et simplement les actes de délinquance proposés dans les différentes situations, nous avons eu droit à des jugements très diversifiés et suffisamment motivés suivant qu’ils condamnaient ou toléraient l’acte.
En somme, les réactions recueillies auprès de jeunes constituant notre groupe d’étude ne nous permettent pas de confirmer notre hypothèse. Il en résulte que ces jeunes n’ont pas la même perception de la délinquance. Et que cette différence des points de vue pourraient être attribuées à divers facteurs dont leurs origines, âges, sexe, niveaux scolaires et sociaux etc. Toutefois les différents tableaux présentés montrent que cette diversité et cette richesse des perceptions de jeunes sur la délinquance devraient permettre au législateur de ne pas continuer à imaginer des lois et des décrets sur la protection de la jeunesse comme si les jeunes étaient une catégorie homogène ayant une perception simpliste, supposée immature voire immorale des actes de délinquance.

CIBANGU CIVUADI
ULG/criminologie.
2005.


Auteur

CIBANGU CIVUADI

Email :
Etudes : Licence en Criminologie
Etablissement : Université de Liège
2006, 48p.

Thème : Enfance, jeunesse
(enregistrement le 15/10/13)

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