La méthode ABA : vers une autonomie des enfants autistes

La méthode ABA : vers une autonomie des enfants autistes

Favoriser l’apprentissage des enfants autistes, c’est l’objectif même de la méthode ABA. Alors que cette discipline est réputée dans des pays comme le Canada et le Royaume-Uni, elle reste peu pratiquée en Belgique.

Dans le cadre d’une interview pour le GAMP, un mouvement citoyen dédié aux personnes handicapées, Lydie Laurent, formatrice et analyste du comportement BCBA, a présenté la méthode ABA (Analyse Appliquée du Comportement). Au travers d’unesérie de vidéos, elle a abordé les objectifs de cette approche appliquée à l’autisme, ses bienfaits pour les enfants et les parents ainsi que le développement actuel de cette science en Belgique.

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La méthode ABA et l’autisme

La méthode ABA est une science qui étudie les lois de l’apprentissage. Elle permet de comprendre la manière dont l’humain apprend dans un environnement donné. Dans le cas de l’enfant autiste, l’environnement naturel ne stimule pas son développement. L’approche se base alors sur l’identification des dysfonctionnements et par la suite, la mise en place d’une guidance pour intervenir sur son comportement. L’objectif premier reste l’amélioration du bien-être de l’enfant.

Concrètement, le professionnel créé un plaisir artificiel afin de favoriser l’apprentissage de la personne car l’environnement naturel ne le permet pas. L’ABA ne s’arrête pas là. Il faut ensuite supprimer petit à petit ces guidances et revenir à une stimulation naturelle. Ainsi, “on aide l’enfant à s’adapter à son environnement, à y vivre mieux et à y trouver plus de liberté”, explique Lydie Laurent dans la vidéo du GAMP.

Les avantages de la formation des parents

Les études démontrent que sur le long terme, les enfants dont les parents ont été formés à ce concept obtiennent de meilleurs résultats que ceux dont les parents ne l’ont pas été, explique Lydie Laurent dans la vidéo. Grâce à cette approche, les parents comprendront mieux les difficultés et les comportements de leurs enfants et sauront comment stimuler leur apprentissage, ajoute-t-elle.

Globalement, cela encourage l’enfant à appliquer ses connaissances acquises en guidance dans la vie générale. L’analyste encourage les professionnels à soutenir les parents à la maison car l’erreur est humaine. Enfin, se sensibiliser à cette pratique, c’est aussi observer et se réjouir des progrès réalisés par l’enfant.

Une pratique méconnue en Belgique

Aujourd’hui, cette méthode ne se trouve dans aucun programme de formation professionnelle aux handicaps en Belgique. Lydie Laurent évoque deux hypothèses à cette situation. Tout d’abord, comme cette science est peu étudiée dans les universités, les professionnels sont confrontés à un manque de connaissance. Ensuite, la prise en charge actuelle des enfants à besoins particuliers, qui se base sur un système en parallèle à l’enseignement ordinaire, ne facilite pas le développement de cette discipline. Il est donc nécessaire de “transformer un système existant pour mettre en place ces méthodologies” selon la spécialiste.

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