Le GAMP a 15 ans : retour sur son combat

Le GAMP a 15 ans: retour sur son combat

Le GAMP (Groupe d’Action qui dénonce le Manque de Places pour les personnes handicapées de grande dépendance) fête ses 15 ans. C’est l’occasion de revenir sur les accomplissements et revendications de ce groupe d’action citoyenne.

Le 6 octobre 2005, le GAMP organisait un sit-in pour dénoncer le manque de places et de solutions adaptées pour les personnes en situation de grande dépendance. 15 ans plus tard, après 62 sit-in auprès des autorités politiques, le combat n’est pas encore gagné mais le groupe ne perd pas espoir. Rappelons-le, une personne en situation de grande dépendance est “une personne qui a besoin de l’autre pour accomplir les gestes simples de la vie quotidienne assurant sa survie ou qui a besoin de l’autre dans tout projet de vie” selon Bernard Ennuyer, docteur en sociologie et auteur sur le sujet, dans une vidéo diffusée par le GAMP. C’est donc pour leurs droits à l’inclusion et à une vie de qualité que l’organisation continue de se battre.

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Les réalisations du GAMP

Depuis 15 ans, le GAMP informe et dénonce auprès des responsables politiques les injustices subies par les personnes en situation de handicap à travers des manifestations, des cahiers de revendications, des dossiers, des sit-in, etc. Par exemple en 2011, le GAMP, avec une vingtaine d’associations, a mené une action en justice contre l’Etat belge pour manque de solutions d’accueil aux personnes de grande dépendance, ce qui aboutit à la création du Plan Grande Dépendance en 2014.

Le GAMP soutient également les familles et se veut être leur porte-parole. En 2018, l’organisation a soutenu des parents qui ont interpellé les députés bruxellois avec leur “action masque en carton” pour mettre en lumière le manque d’aide et d’écoute de la part des instances politiques. Ainsi, pour résumer leur action, Sarah-Moon Howe, maman d’un enfant différent, expliquait dans une vidéo diffusée par le GAMP que “s’il y avait une vraie politique de prise en charge du handicap de grande dépendance, on enlèverait la double-peine aux parents, les parents pourraient mourir en paix”. En 2019, l’institution a publié le document Handicarte afin d’aider les parents à réagir face aux messages d’intolérance dans la rue. En outre, l’institution propose des formations destinées aux professionnels et aux parents.

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Les revendications

Les revendications de l’organisation sont diverses. Voici une liste non exhaustive de leurs exigences :

  • Des allocations de remplacement de revenus et d’intégration au-dessus du seuil de pauvreté pour les personnes handicapées
  • Le remboursement des séances de logopédie en ambulatoire sans discrimination
  • L’engagement du gouvernement à concrétiser le Plan Grande Dépendance prévoyant notamment le recensement des personnes handicapées, une liste centralisée des centres de jour et d’hébergement, l’amélioration des transports en commun, la lutte contre l’exclusion sociale et la création de nouvelles places
  • L’accès garantie aux crèches des enfants handicapés et la formation des puéricultrices dans ce domaine

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Commentaires - 1 message
  • Hélas... la réponse à ce manque de places dans les structures pour les personnes au besoin de soutien très important se fait souvent au détriment des personnes dont le handicap est plus léger mais bien présent.
    Le problème est juste reporté.
    Le manque de places et de services adaptés reste un vrai problème.

    Riquet mercredi 21 octobre 2020 04:56

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