EVRAS : faut-il réglementer la vie affective dans les écoles ?

EVRAS : faut-il réglementer la vie affective dans les écoles ?

La décision flamande d’instaurer des lignes directives concernant la vie affective des jeunes Í l’école ouvre le débat. En Communauté française, il n’y a pas de règles imposées aux établissements scolaires.

En Flandre, les directeurs d’écoles ont reçu des directives spécifiques concernant les comportements de leurs étudiants en matière de sexualité. Dans les couloirs, à la gym, au vestiaire, dans la cour de récréation… une ligne de conduite, établie avec Sensoa, le Centre flamand d’expertise pour la santé sexuelle, a été distribuée pour éviter les quiproquos. C’est ce que nous rapporte le journal Le Soir ce jeudi.

Pas de directive francophone

En Communauté française, il n’y aucune règlementation de cette sorte. La vie affective des étudiants n’est cependant pas un tabou car de nombreuses initiatives ont été mises en place concernant l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS).

EVRAS dans les écoles

Marie-Martine Schyns (CdH), ministre walonne de l’Enseignement, prend en effet des mesures en 2012, modifiant le décret « Missions » voté en 1997 et inscrivant l’EVRAS comme une mission obligatoire de l’école. «  Les écoles doivent donc se préoccuper de cette problématique, bien sûr, mais nous n’imposons pas de méthode stéréotypée. Chaque établissement rencontre ses difficultés propres, ce pourquoi nous privilégions l’angle le plus global et le plus souple possible », indique Eric Etienne porte-parole de la ministre au journal Le Soir.

«  Faire confiance au directeur »

Aucune ligne de conduite n’est donc instaurée officiellement. «  D’une part, (…) le jeune doit être abordé dans sa globalité, et sa vie affective n’est qu’une dimension parmi d’autres. D’autre part, une telle directive déresponsabiliserait les directions. Nous choisissons de faire confiance aux directeurs (…)Si les difficultés sont ingérables, les écoles disposent d’un soutien administratif à la demande », ajoute Eric Etienne au quotidien.

Généraliser l’EVRAS

En 2013, un protocole d’accord relatif à la généralisation de l’EVRAS en milieu scolaire est proposé par la ministre Fadila Lanaan et adopté par les 3 gouvernements Fédération Wallonie Bruxelles, Région wallonne et COCOF.

Ce référentiel commun donne une définition de l’EVRAS, ses objectifs, ses thématiques. Il vise également à faciliter les partenariats entre les établissements scolaires et les secteurs concernés (centre de planning familial, centres locaux de promotion à la santé, PMS), indiquait-on dans notre dossier concernant l’EVRAS en janvier dernier.

Lire notre dossier :Réforme de la vie relationnelle, affective et sexuelle : comment parler d’amour à l’école ?



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