Handicap : bientôt un statut officiel pour les aidants proches

Handicap: bientôt un statut officiel pour les aidants proches

Le statut d’aidant proche a été adopté mardi en commission des Affaires sociales. Il n’y a pour l’instant aucun statut pour ces dizaines de milliers de personnes qui se dévouent corps et âme à leur proche malade ou handicapé en situation de grande dépendance.

Mardi, a été a adopté à la quasi-unanimité, en Commission des Affaires sociales de la Chambre, un texte fondamental pour les personnes en situation de handicap : le projet de loi relatif à la reconnaissance des aidants proches.

Aucune reconnaissance

Jusqu’à ce jour, aucune reconnaissance juridique n’était établie. Ce texte s’attache donc à définir la notion d’aidant proche au niveau fédéral. Cette mesure a été prise très au sérieux par le Secrétaire d’Etat aux Affaires sociales et aux Personnes handicapées, Philippe Courard, qui se réjouit de cette avancée. «  Le processus parlementaire entamé aujourd’hui permet raisonnablement de penser que la loi relative à la reconnaissance des aidants proches sera votée, comme je l’espérais, avant la fin de cette législature », a-t-il déclaré.

Un premier pas

La définition* officielle de l’aidant proche a été mise en place, un premier pas vers la reconnaissance sociale, puis vers une protection sociale des aidants proches. Cette reconnaissance « n’entend cependant pas se substituer aux politiques développées par toutes les autorités publiques, à quelque niveau de pouvoir que ce soit », a commenté Philippe Courard. « Grâce à la reconnaissance du statut d’aidant proche, il s’agit d’offrir un maximum de solutions, différentes et complémentaires, aux personnes concernées, en fonction de leurs besoins et de leur choix de vie », a-t-il ajouté.

Aidants proches en devenir

Les personnes en situation de grande dépendance représentent un peu plus de 4% de la population. Et le vieillissement de la population va plus que probablement faire évoluer ce chiffre à la hausse dans les années à venir. Face à cette évidence, le statut des aidants proches est capital. Ce genre de dévotion peut en effet avoir de nombreux effets néfastes sur une carrière, des allocations de chômage ou une pension. Cette décision ne devrait rien changer au quotidien des aidants proches, ils ne recevront aucun droit particulier ou rétribution financière mais une reconnaissance sociale officielle.

*Définition : l’aidant proche est la personne qui apporte une aide et un soutien continu et régulier à la personne aidée. Elle doit être majeure ou mineure émancipée, être une personne ayant développé une relation de confiance et de proximité avec la personne aidée. L’aidant proche doit exercer le soutien et l’aide à titre non professionnel, d’une manière gratuite et avec le concours d’au moins un intervenant professionnel. Par personne aidée, un ou plusieurs aidant(s) proche(s) peut introduire une demande de reconnaissance auprès de sa mutuelle, avec l’accord de la personne aidée ou de son représentant légal.



Commentaires - 5 messages
  • c est mon épouse qui m aide car je suis handicapé et gravement malade je ne peu pas faire beaucoup de chose seul que dois-je faire

    meulders lundi 24 mars 2014 16:39
  • j'aireais beaucoup, une reconnaissance à mon mari qui doit continuellement m'aider

    C'est mon cas jeudi 19 mars 2015 02:37
  • Voici près 10 ans que je m'occupe de ma mère handicapée moteur et diabétique et j'ai un enfant handicapé aussi de 10 ans. Petit à petit, j'ai dû cesser de travailler. Je suis sans aucune ressource et finalement, ma mère m'a mise dans son foyer avec mon fils. Pour ma situation future (retraite etc) c'est une catastrophe.

    Chantalcl jeudi 2 avril 2015 21:18
  • La personne dont je m'occupe vit seule chez elle, elle à perdu la tête, se déplace qu'avec de l'aide.
    Qu'elle est ma responsabilité si elle est agressée ou volée quand je ne suis pas là surtout la nuit? Dois-je la faire placer dans une maison de repos?

    lotizore vendredi 23 octobre 2015 10:39
  • Cela fait maintenant 18 ans que je m'occupe de mon fils présentant un handicap mental sévère, je passe ma vie à faire des deuil ! sur son autonomie, son intégration( pas de place disponible ou inadapté)...malgré tout je l'aime, j'aurai juste aimé trouvée ma place dans cette histoire, je n'ai aucune valeur, je ne travail pas...maintenant je dois faire le deuil de pouvoir aider ma fille sa cadette, elle voulait un Kot pour ses études, pas possible...!

    Lecri lundi 25 septembre 2017 15:53

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