La Région bruxelloise soutient les familles monoparentales

La Région bruxelloise soutient les familles monoparentales

En charge de l’Action sociale et de l’Aide aux personnes à la Région bruxelloise, la ministre Céline Frémault partage son point de vue sur les enjeux et défis d’une politique des familles cohérente, où les familles monoparentales sont également prises en compte.

Parmi les outils d’action sociale dont on dispose, le levier des politiques familiales est certainement l’un des plus importants. Cela pour deux raisons principales :

- D’une part, parce-que c’est dans les familles que se déploient les formes principales de solidarité entre individus et entre générations.
- D’autre part, parce-que certaines formes d’organisation familiale constituent une des causes principales de précarisation des populations.

Plusieurs configurations familiales demandent une attention particulière eu égard à leur potentielle vulnérabilité. Comme indiqué, les ménages monoparentaux comptent parmi ceux-ci, au même titre que les familles nombreuses dans lesquelles beaucoup de personnes dépendent d’une ou deux seules sources de revenu. Il y a également les générations dites « sandwiches », qui doivent à la fois s’occuper de l’éducation des enfants mineurs et de la prise en charge des grands parents âgés et dépendants. Enfin, les familles qui comptent parmi leurs membres des personnes porteuses d’handicap doivent aussi affronter des difficultés et nécessitent de l’aide et du soutien de la part de notre système de protection sociale.

Les projets développés ou planifiés à Bruxelles apportent des réponses à ces deux dimensions :

- d’une part, certains projets viennent en appui à des solidarités intergénérationnelles déjà présentes qui ne demandent qu’un coup de pouce pour déployer leurs effets bénéfiques. Il s’agit ici de parier sur la nature positive des relations sociales et intergénérationnelles.
- D’autre part, d’autres projets interviennent plus directement, mais aussi efficacement, en soutenant les revenus ou en prenant en charge des coûts ou des services.

Monoparentalité et vulnérabilité sociale

A Bruxelles, vivre dans un ménage monoparental est, dans la grande majorité de cas, synonyme de pauvreté. Ainsi, dans la première catégorie de projets, ceux qui font appel aux solidarités spontanées, j’ai décidé de soutenir en tant que Ministre de l’action sociale un projet d’aide aux ménages monoparentaux qui consiste dans la constitution d’une plateforme interactive d’échange de services et biens entre familles (asbl « Monomams »). Un cours de mathématiques, contre le prêt d’un véhicule, du babysitting en échange d’un bricolage, etc. Il s’agit ici de mutualiser les apports de chaque ménage afin d’améliorer le quotidien des parents et des enfants. Il s’agit aussi de rompre l’isolement social dont trop souvent ce type de ménages est captif.

Discuter, échanger entre mères ou pères isolés peut sembler banal mais, de fait, contribue concrètement à raviver les liens sociaux et à améliorer les chances d’inclusion sociale.

J’ai également une attention particulière sur les projets qui peuvent soutenir les parents en difficulté. Je soutiens financièrement le coaching des parents en difficultés mis en place par l’asbl « Le petit vélo jaune », qui fait un travail assez remarquable. Le Petit Vélo Jaune tente de redonner aux parents plus isolés ou plus "fragiles", la confiance qui leur est indispensable pour oser croire en eux et en leurs compétences. Pour mener à bien ce projet d’accompagnement, l’équipe du Petit vélo jaune recherche des bénévoles, appelés “coéquipiers”, qui s’engagent à cheminer auprès des familles à un rythme régulier et dans la durée. Ce type de dispositif permet un accompagnement spécifique des familles monoparentales sur le long terme, c’est essentiel bien évidemment.

Familles et grande précarité

Enfin, toujours au niveau des politiques d’aide directe aux ménages, des nouveaux projets ont été lancés pour les familles connaissant l’extrême pauvreté. Parmi les personnes sans-abri vivant à Bruxelles, on énumère malheureusement également des familles avec enfants mineurs. Ainsi, outre l’accueil et la mise à l’abri d’urgence, qui ont été sensiblement renforcés via la création de 230 nouvelles places depuis 2014, deux projets de Maisons d’accueil pour familles sans-abri et visant leur inclusion sociale ont été lancés. Une première Maison d’accueil, ouverte depuis le mois de janvier 2017, accueille les femmes victimes de violence intrafamiliales ainsi que leurs enfants. Elle renforce sensiblement les capacité d’accueil et d’accompagnement pour ce type de public spécifique. Une seconde Maison d’accueil sera, quant à elle destinée à l’accueil et à l’accompagnement de familles monoparentales sans-abri. L’opérateur sélectionné est déjà au travail et on prévoit les ouvertures de ses portes encore en 2018.

Céline Frémault, ministre bruxelloise de l’Action Sociale

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