Devenir art thérapeute en Belgique

01/03/21
Devenir art thérapeute en Belgique

L’art-thérapie est une profession de soin et de santé encore peu connue, mais qui jouit d’une belle aura auprès de son public. Une approche personnelle, intime et artistique qui séduit les adeptes de la médecine douce et ceux à la recherche d’alternative. C’est en effet une discipline qui envisage le bien-être du cerveau et du corps comme un tout. Ne jouissant pas encore d’une reconnaissance institutionnelle, les parcours peuvent varier selon les profils.

« Je travaille à l’aide de livres d’art pour débloquer l’inspiration des personnes. C’est un peu une des spécificités de ma formation en histoire de l’art. Je suis à la fois dans la théorie et dans la sensibilité », précise d’emblée Anne Culot, art thérapeute à Bruxelles.

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Se former

Le parcours de formation pour devenir art-thérapeute, bien qu’assez large, demande quand même des prérequis comme de solides connaissances dans l’art et des connaissances médicales préalables. Ces aptitudes acquises, il faut passer une qualification professionnelle délivrant une certification d’art-thérapeute. Ensuite, il faut obtenir le diplôme universitaire d’art-thérapie qui apporte les connaissances médicales est obligatoires avant d’exercer la profession.

« Après une année à la « Cambre » en dessin, je me suis lancée dans des études d’histoire de l’art à l’ULB. J’ai ensuite exercé le métier de guide interactif au palais des Beaux-Arts. J’ai commencé à développer une sensibilité et un désir d’aller plus dans l’interaction avec l’autre. Quelques années plus tard, je me suis inscrite à des modules d’art-thérapie à l’IRAM et en 2004 j’ai créé mon asbl DUSA « du spirituel dans l’art », explique Anne Culot.

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La pratique concrète

La pratique de l’art-thérapie repose sur l’essence de son titre, elle n’est pas une médecine classique. Celle-ci use de différents médiums artistiques que sont l’écriture, la danse, le cinéma, la peinture, la musique, permettant ainsi aux patients de s’exprimer et libérer le psychisme. Cela a pour but de lier le corps et l’esprit et de comprendre comment et d’où viennent nos différents soucis. A travers la création manuelle de notre catharsis, le thérapeute peut alors approfondir le travail et orienter son approche.

« La création fonctionne comme une catharsis puissante et matérialisée pour l’individu. Moi, en tant que thérapeute, je dois comprendre ce rapport à l’art, tout en y ajoutant de la psychologie et de la psychopathologie pour pouvoir aller plus loin que la simple évacuation par l’art. Une fois que l’objet est créé, j’agis en tant que guide pour questionner un peu la personne et je dois être là pour l’écouter et l’emmener dans ce cheminement de libération. C’est un équilibre entre la création et l’écoute. »

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Les qualités

Les qualités personnelles requises pour cette discipline sont logiques. Il faut avoir une fibre et un rapport à l’art important. Le thérapeute doit également savoir écouter, comprendre l’autre sans émettre de jugement pour autant. Il doit trouver les clés pour aider le patient à s’exprimer.

« Contrairement à d’autres formes de thérapies qui sont plus orientées vers la parole et le rapport corporel, en art-thérapie le but est de créer quelque chose pour évacuer. On est encore plus acteur et à l’écoute des souffrances par ce biais. Donner les clefs à chacun pour avancer malgré les traumatismes que la vie laisse. En tant que médecine alternative et douce, l’art-thérapie s’adresse en complément à toutes les personnes recherchant à transformer leurs angoisses en une force sereine. Début du XXème siècle, beaucoup d’artistes comme Van Gogh étaient sûrement bipolaires ou dépressifs. Et leur folie a été cachée sous l’effet du génie, ne prenant pas en compte leur besoin de création comme volonté d’évacuer un trop-plein », rappelle Anne Culot.

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