De Block annonce une réforme de l'AMU

De Block annonce une réforme de l'AMU

L’organisation et le financement de l’aide médicale urgente (AMU), c’est-à-dire des soins d’urgence et du transport des patients en ambulance, seront réformés. Le gouvernement dégage 35 millions pour lancer le plan de réforme en 2018.

Maggie De Block, ministre de la Santé, a annoncé un plan de réforme concernant l’AMU, dans le but d’optimiser et d’améliorer ces services. Pour cela, elle souhaite les soutenir via un meilleur financement concernant les permanences, ainsi que la création de normes de qualité. La facturation des services d’ambulances seront aussi modifiés pour plus de transparence. Enfin, une possible collaboration avec des services privés est envisagée.

Un nouveau modèle de financement

« Nous voulons continuer à améliorer la qualité de l’aide médicale urgente en introduisant des normes de qualité et grâce à un meilleur financement des services par les pouvoirs publics. Nous demandons une disponibilité à cent pour cent et de donner les meilleurs soins possibles à des services qui font déjà fait du très bon travail ; en tant que pouvoirs publics nous voulons les soutenir » déclare Maggie De Block.

Le nouveau modèle de financement prévoit entre autres une augmentation du subside de permanence. Les services d’ambulances qui procèdent au transport médical urgent doivent être disponibles 24/7 et reçoivent pour cela un subside de permanence. Ce subside ne couvre cependant que dix pour cent de leurs frais de personnel. Pour Maggie De Block, « l’une des possibilités est d’augmenter sensiblement ce subside afin que les communes doivent moins contribuer. »

Le subside de permanence a déjà été augmenté une première fois de 12 millions euros en 2016. Une étape supplémentaire sera franchie dans la réforme en 2018. Les services d’ambulances factureront également d’une autre manière ; la facturation au kilomètre disparaîtra et un système plus transparent sera mis en place.

De nouvelles normes

La Santé publique et l’Intérieur se mettront d’accord en ce qui concerne l’organisation de l’AMU. La réforme de cette organisation de l’aide médicale urgente est fondée sur des normes de qualité qui seront fixées. La qualité du service délivré sera évaluée en permanence et adaptée afin que le service aux citoyens soit encore amélioré. Des normes seront déterminées en ce qui concerne les ambulances : quelles caractéristiques les ambulances doivent-elles présenter, que doit-il s’y trouver précisément, quels membres du personnel doivent y prendre place ?

De nouvelles garanties

Une programmation sera également mise en place au cours d’une prochaine phase ; elle aboutira à un « accord de niveau de services » par le biais duquel le gouvernement demandera la garantie que lors des appels des patients, une ambulance soit sur place endéans les 15 minutes dans 90% des cas. La programmation fixera le nombre d’ambulances, leur type et l’endroit où elles sont nécessaires. Une attention particulière est ainsi portée aux régions à plus faible densité de population. Cette programmation se base sur une étude de l’Université de Gand qui a analysé les courses ambulances d’une année complète dans toute la Belgique. Cette analyse indique quel type d’ambulances, le nombre et l’endroit où nous en avons besoin.

Une organisation repensée

Trois types d’ambulances sont prévus : l’ambulance ordinaire, le PIT, qui comporte à son bord une équipe d’intervention composée d’un assistant médical ou d’un infirmier spécialisé et le SMUR, qui est un véhicule d’urgence médicale. Le PIT assure les meilleurs soins aux patients sur place grâce à la présence de l’infirmier spécialisé. La possibilité de collaboration avec des services privés est à l’étude et l’on veillera à ce que les réformes soient également positives pour les pompiers. Une première phase sera menée en 2018, également en ce qui concerne la réorganisation. Le contenu précis de la première phase sera déterminé au cours des prochains mois.



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