Le secteur non-marchand martèle : il veut un accord pour 2017

Le secteur non-marchand martèle : il veut un accord pour 2017

200 militants du secteur non-marchand se sont rassemblés, ce lundi, pour réaffirmer leur volonté d’obtenir un accord social au plus vite. Reçus par les 3 entités du pays, les syndicats sentent qu’il y a "une volonté positive d’avancer".

Les travailleurs du secteur non-marchand ont distribué leurs vœux aux ministres des entités fédérées ce lundi. Les syndicats CNE et Setca sont venus "frapper sur le clou" et "réaffirmer leur volonté d’aboutir à un accord d’ici juin 2017". En direct de la manifestation, Christian Masai, secrétaire national du Setca non-marchand, fait le point sur cette action et sur les prochaines à venir "si les choses ne bougent pas davantage".

Blocage chez De Block

Ce lundi matin, le militants se sont rassemblés en nombre chez la ministre de la Santé. "Nous sommes en ce moment au cabinet de Maggie De Block, mais personne ne nous reçoit. La ministre est en deuil, elle vient de perdre son beau-fils. Nous respectons cela et attendons de manière digne. Il y a donc un blocage, voilà où on en est", explique C. Masai en précisant que, malgré le silence autour de lui, les 200 militants sont bien là. "Ce ne sera certainement pas l’endroit le plus glorieux de toute façon." Ils n’auront finalement pas pu entrer plus loin que le hall et sont repartis bredouilles.

Engagement du PS

Au moment où les militants attendaient d’être reçus par le cabinet de Maggie De Block, Christian Masai, secrétaire national au Setca non-marchand, a fait un premier bilan : "On a d’abord été reçus au PS, puis au gouvernement bruxellois, où les négociations commenceront le 2 février. Au CHD, se sont les ministres Prévot et Gréoli qui nous ont reçus et qui ont confirmé qu’ils avanceraient dans le chiffrage ; sans autres engagements." Le moment phare de la manifestation, selon le secrétaire national du Setca, est l’engagement d’Elio Di Rupo, président du PS, qui a dit vouloir renvoyer un message positif auprès des ministres. Il s’est adressé aux militants en ces mots : "Je comprends les sentiments exprimés. J’en parlerai aux différents ministres pour qu’un effort soit consenti. La situation ne peut pas rester telle qu’elle est."

Un accord pour 2017

Le fait d’avoir été reçus par les représentants de toutes les entités du pays est le "signal qu’il y a une volonté positive d’avancer" se réjouit Christian Masai. "Tous les gouvernements savent que l’on veut atterrir à un accord social pluriannuel signé pour le mois de juin ; juste avant l’ajustement budgétaire. Nous voulons donc au moins arriver à une première phase concrète de réalisation en 2017. Ce qui signifie que des premiers moyens devront déjà être débloqués." Dans le cas contraire, C. Masai avertit : "Le mouvement d’aujourd’hui est un élément de rappel. Il est clair que si les choses ne bougent pas, il y aura d’autres mouvements beaucoup plus massifs". Les prochaines actions sont, en effet, prévues pour la fin du mois de mars et le début du mois de juin. "On ne lâchera pas, ça c’est clair !"

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