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Troubles de l'attachement : des indices pour les détecter

18/11/25
Troubles de l'attachement : des indices pour les détecter

Les troubles de l’attachement sont essentiels à détecter précocement, car ils peuvent influencer durablement la vie d’une personne. Certains signes peuvent alerter les prestataires de soins et les professionnel·le·s du social. Pour éclairer ces indices avec nuance, le Guide Social a rencontré Marie Stievénart, psychologue et formatrice au sein de Taking Care. À travers son regard professionnel, elle revient sur ce que recouvre le trouble de l’attachement et sur la manière dont un lien établi dès la petite enfance façonne le développement et la relation à l’autre.

Le Guide Social : Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la théorie de l’attachement et sur quels travaux elle repose ?

Marie Stievénart : Les premières bases de la théorie de l’attachement ont été posées par John Bowlby, puis approfondies dans les années 1960-1970 par Mary Ainsworth. Ce qui fait sa force, c’est que cette théorie n’appartient à aucun courant unique  : ni psychanalyse, ni systémique, ni TCC (thérapie cognitivo-comportementale). Elle traverse toutes ces approches, parfois avec des mots différents, parce qu’elle touche à quelque chose de fondamental dans le développement humain.

Le Guide Social : Comment se forme le lien d’attachement chez l’enfant, et pourquoi est-il si déterminant pour la suite  ?

Marie Stievénart : À la base, il y a un instinct de survie. Le bébé émet des signaux (pleurs, regards, sourires…) pour attirer un adulte qui va le protéger et répondre à ses besoins. C’est dans ces échanges répétés que se construit progressivement un lien d’attachement.

Du côté de l’adulte, on parle de caregiving. On ne le traduit pas vraiment en français, parce que "prendre soin" est trop réducteur. Le caregiving, ce n’est pas juste nourrir, laver ou coucher l’enfant  : c’est répondre à ses besoins physiques et émotionnels, dans sa singularité.

Ce système existe pour assurer la continuité du genre humain. Un bébé dont on ne prend pas soin… ne survit pas.

Signes des troubles de l’attachement : indices pour les détecter chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte

Le Guide Social : Pouvez-vous nous donner des exemples de comportements ou de signes qui montrent qu’une personne peut avoir des troubles d’attachement  ?

Marie Stievénart : Idéalement, j’aimerais qu’on parle plutôt de difficultés d’attachement que de trouble. Le mot "trouble" renvoie à quelque chose de grave, persistant, qui touche une petite partie de la population et relève du champ psychopathologique.

La plupart du temps, on observe surtout des difficultés d’attachement, qui sont souvent des stratégies d’adaptation. Ni l’enfant ni le parent ne choisissent consciemment de créer un attachement insécure  : chacun fait comme il peut avec son histoire, ses ressources et ses limites. Le lien d’attachement se crée toujours même dans des contextes de maltraitance. Mais la qualité de ce lien (sécure ou insécure) influence profondément la manière de se développer et de se sentir en sécurité dans la relation.

Donc, ce n’est pas parce qu’un attachement n’est pas sécure qu’il est pathologique. On peut parler de trouble seulement quand l’enfant (ou l’adulte) souffre, que cela impacte durablement plusieurs domaines de sa vie et qu’il y a un vrai blocage dans la relation à l’autre. Ce que je voudrais transmettre, c’est de la nuance et de la tolérance. On parle beaucoup du "trouble de l’attachement" aujourd’hui, parfois trop vite.

Le Guide Social : Quels indices peuvent alerter les professionnel·le·s de terrain  ? Et comment ces signes se manifestent-ils selon l’âge (petite enfance, enfance, adolescence)  ?

Marie Stievénart : On peut parler de réel trouble de l’attachement quand, très tôt dans la vie, l’enfant n’a pas eu de figure stable, disponible et sensible pour répondre à ses besoins. C’est souvent le cas d’enfants placés, d’enfants ayant vécu plusieurs ruptures successives, ou exposés à la négligence ou à la maltraitance.

Mais attention  : être “à risque” ne veut pas dire qu’on développera forcément un trouble. Cela signifie simplement qu’il sera peut-être plus difficile, plus long, de construire un lien de sécurité.

Lire aussi : D’enfant placé à éducateur spécialisé : "Mon livre ? Un cri d’espoir"

Troubles de l’attachement : TRA et TDCS, deux profils opposés et leurs conséquences sur les relations à l’âge adulte

Le Guide Social : Et quand un trouble est bien installé, comment cela influence-t-il la manière d’entrer en relation à l’âge adulte  ?

Marie Stievénart : Aujourd’hui, dans le DSM (le manuel diagnostique des troubles mentaux), on ne reconnaît officiellement que deux troubles de l’attachement chez l’enfant. À noter que la théorie est encore en mouvement, rien n’est figé. Les deux troubles retenus sont le trouble réactionnel de l’attachement (TRA) et le trouble de désinhibition du contact social (TDCS).

Le TRA se caractérise par une difficulté énorme à maintenir des relations stables et sécurisantes. Cette difficulté relationnelle se retrouve partout  : en famille, à l’école, en institution, avec les pairs, les professionnels… Chaque nouvelle relation réactive son histoire  : il arrive avec son "bagage" et cela prend le dessus.

Les adultes décrivent souvent ces jeunes comme des "puits sans fond"  : tout ce qu’on leur donne semble ne pas laisser de trace. Ils peuvent paraître détachés, mais être très susceptibles et facilement blessés. Ils peuvent aussi adopter des comportements manipulateurs ou intéressés, pas pour la relation elle-même, mais pour ce qu’elle peut rapporter (par exemple  : accès à un jeu, un avantage…).

À force de vivre des ruptures, des placements et des instabilités, leur stratégie devient  : "Je ne m’attache plus. Comme ça, je ne souffre plus." Dans les cas extrêmes, ces difficultés peuvent plus tard les amener dans des contextes institutionnels (IPPJ, prison…).

Le Guide Social : À côté de ce tableau-là, vous décrivez un autre profil, presque à l’opposé.

Marie Stievénart : Avec le TDCS, le problème est effectivement inversé  : l’enfant ne discrimine pas les figures familières des étrangers. Il peut aller spontanément sur les genoux d’un inconnu, dire "je t’aime" à quelqu’un qu’il vient de rencontrer, ou caresser un adulte qu’il ne connaît pas. Il y a trop de proximité, trop vite, trop fort. Les parents adoptants racontent souvent  : "À la plaine de jeu, j’avais peur qu’il parte avec la première personne qui lui souriait."

Ces enfants ont souvent vécu beaucoup de ruptures ou de turnover dans les figures d’attachement. Par protection, ils développent une sorte d’attachement à choix multiples  : "Tu es ma figure principale, mais si tu disparais, je garde d’autres options en réserve."

À l’âge adulte, cela peut se traduire par une difficulté à percevoir les signaux de danger, et par des relations parfois toxiques ou abusives. Mais encore une fois  : avoir vécu des difficultés d’attachement n’implique pas automatiquement un destin tragique. Il faut garder de la nuance.

Lire aussi : L’éducateur spécialisé face à l’enfant soldat : l’accompagnement en musique

Professionnels du social et du soin : leur rôle clé dans la détection et l’accompagnement des troubles de l’attachement

Le Guide Social : Selon vous, quel rôle peuvent jouer les professionnels du social et du soin dans la détection et le soutien  ?

Marie Stievénart : La détection et le diagnostic relèvent des professionnels qualifiés, souvent impulsés par le travail du psychologue. Mais les professionnels de terrain ont un rôle essentiel  : rester attentifs aux histoires de vie. Quand, dans un accompagnement, on entend des parcours chaotiques dès les premières années, il faut se demander  : cette personne souffre-t-elle dans différents milieux de vie  ? Et si oui, avec quelle intensité  ?

En fait, la relation thérapeutique elle-même est une forme de relation d’attachement. Être un professionnel de l’aide, c’est parfois se retrouver dans un rôle similaire à celui d’une figure d’attachement. Les personnes en grande difficulté, comme celles présentant un trouble de l’attachement, vont rejouer ce cercle de sécurité. Cela peut se traduire par des comportements très envahissants, ou au contraire par une prise de recul, où malgré le temps et l’énergie investis, la relation semble ne pas laisser de trace. Pour les professionnels, cela peut être fatigant émotionnellement.

Le Guide Social : Dans ces situations qui mettent les équipes à rude épreuve, vous vous appuyez sur des approches thérapeutiques bien identifiées. Parlez-nous de celles que vous jugez les plus aidantes.

Marie Stievénart : Pour moi, la Lifespan Integration, ou Intégration du Cycle de Vie (ICV), est aujourd’hui très efficace. Son objectif est d’intégrer les traumatismes vécus afin qu’ils n’impactent plus le fonctionnement présent. Mais cela ne peut se faire que dans une relation thérapeutique stable, prévisible et sécurisante. L’idée n’est pas de réparer l’attachement, mais d’apaiser les traumatismes pour faciliter un attachement plus serein. Parce que, finalement, tant que l’attachement fonctionne dans l’histoire relationnelle de la personne, il peut être considéré comme suffisant.

Propos recueillis par Laura Mortier

Pour accompagner les professionnels dans leur pratique, Taking Care propose des formations de 3 jours et travaille à un certificat universitaire. Pour en savoir plus sur les formations dispensées par Taking Care.

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Article actualisé le 18/11/2025




Commentaires - 20 messages
  • Comment et par qui le faire remarquer ? Peut il être déceler Í  l'adolescence ?
    Une maman en détresse

    Nicorinz vendredi 16 décembre 2016 23:20
  • Bonjour,
    Par qui peut-on faire déceler ce type de problème? Qui peut le diagnostiquer ? Qu'en est-il des "guérisons"? Peut-on en espérer une?

    garue lundi 2 janvier 2017 14:03
  • Ayant moi-même vécu de graves déchirements en début de vie, j'ai dû vivre jusqu'Í  aujourd'hui avec des troubles importants de l'attachement. Agressivité, incapacité Í  me soumettre Í  l'autorité, méfiance envers les autres. Í? l'adolescence jusqu'Í  l'âge de 21 ans, j'ai vécu la délinquance, idées suicidaires, etc.. Mais maintenant, après un long cheminement, je peux affirmer qu'il est possible de s'en sortir! Í? cet effet, je prépare une série de conférences sur les troubles de l'attachement que je présenterai dans 8 villes au Québec Í  partir de septembre 2017. Pour plus de détails; www.simon-pierre-r.com

    Simon-Pierre lundi 9 janvier 2017 15:43
  • "L'attachement sécure est considéré comme la norme."

    Par qui?

    filsand lundi 23 janvier 2017 12:28
  • SVP, s'il existe des indices pareils Í  l'adolescence, est ce possible d'y remédier?

    Sde samedi 22 avril 2017 00:28
  • Bonjour,

    Pour info, il existe l´association "PETALES".

    Bien Í  vous

    roudoudou mardi 31 octobre 2017 15:38
  • Ce peut-il que les manifestations se dévoilent vers 18 ans? Lâche l'école, perte de l'estime de soi, couche avec Plusieurs garçons, tentative de suicide, perte d'une grande amitié suite Í  des comportements inadéquat sous l'emprise de drogue ou de boisson, ce qui ne s'est pas reproduit car s'est retrouvé Í  l'hôpital. Ne veut pas travailler, isolé, peu d'amis, se sent malheureuse et sent un vide. Phobie sociale.

    Marlenon jeudi 2 novembre 2017 05:03
  • Bonjour,

    Cela serait bien que quelqu'un réponde aux questions sur le site! Voici une autre question : Qui est Sandra Evard, une journaliste, une éduc, une psy, une assistante maternelle...? merci de votre réponse

    futureducspé mercredi 9 octobre 2019 12:09
  • Bonjour,

    Cela serait bien que quelqu'un réponde aux questions sur le site! Voici une autre question : Qui est Sandra Evrard, une journaliste, une éduc, une psy, une assistante maternelle...? merci de votre réponse

    futureducspé mercredi 9 octobre 2019 12:11
  • C'est psychologue clinicien formé Í  la théorie de l'attachement ayant une expérience notamment dans l'observation des enfants. qui peut desceler l'existence d'un éventuel trouble.

    Santepsy jeudi 16 janvier 2020 08:51
  • Jai 45 ans ,est ce que je peus guérir de problème de l attachemenent empoisonné de mon enfance

    Qljsqljd jeudi 16 juillet 2020 20:49
  • J'e pense avoir un trouble de l'attachement et j'aimerais savoir si on peut s'en sortir et si je peux faire quelque chose pour mon fils de 18 ans que j'aime de tout mon coeur.

    Freely lundi 17 août 2020 22:13
  • Bonjour, je pense avoir de sérieux troubles de l'attachement, et en lisant Google des articles, je me reconnais dans cette situation avec une enfance et petite enfance très compliquée avec ma mère, qui elle même a vécu ça aussi avec sa mère. Et aujourd'hui j'ai quarante ans et l'impression d'être en pleine crise de la quarantaine mais en fait j'ai d'autres problèmes que j'ai essayé d'ignorer toute ma vie mais maintenant je ne peux plus les ignorer car ça me ronge, ça me détruit intérieurement, j'ai jamais connu la stabilité, emotionellement je suis instable depuis toujours. Il est tant que je réagisse sinon je vais finir au bout d'une corde... Mais trouver la bonne personne à qui parler et qui pourra soigner mon mal être c'est une autre histoire si vous avez quelqu'un à me conseiller en Loire-Atlantique... Merci prenez soin de vous

    Nanou522 lundi 2 novembre 2020 22:11
  • bonjour je souffre de ce mal depuis plus de 20ans avec manque d'autonomie, ennui, idée suicidaire
    comment faire pour s"en sortir ?

    judée69 mardi 29 décembre 2020 17:30
  • Bonjour,
    je trouve cela navrant de donner la possibilité de laisser un commentaire à cet article qui aborde un sujet sensible sans qu'il n'y ait de réponse apportée. Je suis moi même dans un état d'anxiété et dans une détresse émotionnelle affligeante.

    Aurelesan jeudi 14 janvier 2021 20:41
  • Bonjour,
    Tout d'abord, il faut regarder en face le problème tel qu'il se présente : on souffre et on sait que personne ne pourra nous réconforter si ce n'est nous devenu l'adulte d'aujourd'hui qui accueille intérieurement la souffrance de l'enfant qu'il n'est plus mais qui l'a fait grandir tant bien que mal et qui se manifeste en disant qu'il n'en peut plus de voir que nous avons oublié de prendre soin de lui et d'écouter ses plaintes (écouter sa voix intérieure)..nous nous sommes réveillés avec des phobies, de la colère, de la culpabilité et nous ne faisons pas le lien avec le petit bébé qui a manque d'amour. Donnons lui la possibilité de retrouver son équilibre en mettant des limites aux autres, en restant authentiques et en partager l'amour à hauteur de 50 % pour soi-même et 50 %. Il n'est plus question d'être trop ceci cela. Il s'agit d'être et ne plus chercher à être aimée, mais s'accepter avec nos défauts et nos qualités. Les autres ne sont pas là pour accueillir nos frustrations et de la même façon nous ne devons pas tout accepter des autres..

    Amourvrai mardi 23 février 2021 21:01
  • J'ai adopté ma fille à l'âge de 7 mois. Beaucoup d'attention, de valorisation, de stabilité, d'amis et belle réussite scolaire. Les gens s'apercevaient que j'étais sa sécurité et que je devais, rarement m'absenter, elle devenait insecure, en détresse émotivement. Des parents d'amis me disaient qu'elle était très mature pour son âge.

    Lorsqu'elle a eu 8 ans, troisième année, j'ai été hospitalisée un mois, cause de deuil. Je ne l'ai pas bien préparée à mon départ et elle est allée habiter chez des amis proches. Mais elle en a souffert.

    A mon retour, même si l on s était vues, son comportement avait changé. Plus colérique, a pris ses distances à certains niveaux. Mais c était vivable. Toujours plusieurs amis l entouraient. Très joyeuse et vivante, enjouée.

    Fin sixième année, difficulté en maths! Mais bon. Premier conflit avec une élève qui demande ma présence.

    Troisième secondaire, change d option étude et perd des amis proches en classe. Suit des cours du soir en maths. Passe son été toute seule dans sa chambre. Secondaire quatre et cinq, se fait deux grands amis homosexuels. Un rapport malsain avec l un et avec l autre c est mieux.
    Secondaire cinq, passe plus de la moitié de l année dans sa chambre, floppe les cours. Je ne sais plus où donner de la tête. A parlé à une amie qu elle a pris des pilules. Je suis souvent en rencontre avec un enseignant, un psycho éducateur, la direction pour l aider mais décrochée.

    Lâche le cegep après deux jours. Va travailler au st Hubert. Fait une tentative importante de suicide. Vingt trois jours hospitalisée et ensuite suivi externe et formation cinq jours semaines en psychiatrie de jour. Travail un été. Suivie par une travailleuse sociale dix rencontres. Ça ne donne rien. Sa relation avec son psychiatre ne passe pas. Va au cegep de Montréal trois semaines un mois. Va au groupe de femmes partance pour intégration sur le marché du travail. Établi quand même une bonne relation avec certaines intervenantes dont la sienne.

    Trouve un emploi . Y est depuis un an. Voulait lâcher mais persévère. Depuis deux ans, elle est en psycho thérapie et elle aime beaucoup sa psychologue. Avant, j étais son oreille à ses probleme, son aide, nous étions proches. Je me sentais impuissante car elle n à que moi dans la vie et aucune raison de vivre.
    Depuis sa thérapie, très agressive et violente verbalement envers moi. Me traite de toxique, manipulatrice et de menteuse. Me trouve niaiseuse sur quelques domaines. Depuis que le pere noel n'existe plus, pas un cadeau lui fait vraiment plaisir.
    La relation est lourde. Je suis le taxi et et le dévouloir. Je sers à répondre à ses besoins et à son manque de confiance et d estimé de soi. Peu autonome mais vraiment brillante et très belle.

    Depuis sa tentative de suicide, je suis devenue plus protectrice malgré que j avais tendance un peu.
    Après sa sortie de l hôpital, dépense de sept mille dollars dans un ete. Couche avec des gars qu elle ne connaissait pas à Montréal. Je suis inquiète jusquà ce que je mette mes limites.

    A honte de notre maison, aucune ambition, pas heureuse, pas de buts. A suivi son cours de conduite mais n'est pas allée passer ses examens de conduite.

    Deouis trois semaines, marche trois fois sur quatre pour aller à son emploi par jour. Je suis fatiguée. Ma garochee que j'avais l'air plus vieille que les personnes les plus âgées de sa résidence où elle travaille. Très blessante.

    Je suis à bout. Je ne veux pas la rejeter.
    Je ne veux pas lui dire de voler de ses propres ailes car son salaire ne lui pire et pas.

    Depuis deux semaines, elle est plus douce. Pourquoi. Je m'interroge.
    Elle a tout perdu ses ami à dix huit, vingt ans après sa tentative. Lâ, s en est fait une au travail. Est contente.

    J'ai consulté moi aussi il y a deux mois car plus capable d'accepter sa violence, sa dépendance, son manque d'autonomie .

    Trouble de l'attachement
    Trouble de la personnalité limite

    Problème de révolte D'adolescente vecu tard
    Sentiment d'abandon fragile

    J'aimerais en discuter

    Baleine mardi 27 avril 2021 08:35
  • J'ai été extrêmement touché en lisant vos témoignages à chacun. Je ne suis ni psychologue, ni pédopsychiatre. J'ai 25 ans. J'ai vécu l'abandon, mais n'en a pas souffert que à mes 17-18 ans. J'ai commencer à sortir, boire, me drogué. Ma relation avec ma mère était catastrophique, elle n'était bonne que pour nettoyer et me donner de l'argent. A la fin, je finissait même par utiliser ses cartes de credit, sans lui dire. Pour des montant exorbitant. J'ai abandonner l'école. Je me sentais vide, inutile, je manquait cruellement de confiance en moi et j'avais l'impression que personne ne croyait en moi non plus, j'ai enchainé les relation malsaine, voir violente. Je faisais des crises d'angoisse et souffrait énormément de solitude. A la fin, c'était comme si j'aimais être triste. Même si je pouvait avoir l'air d'être une grosse fêtarde, moi âme était en souffrance et j'avais le sentiment que personne ne pouvait me comprendre.
    Un jour on m'a invité dans une église, j'ai dit que je viendrais mais je n'en avait pas du tout l'intention.
    La vielle du rendez-vous a l'église. Je fais une grave crise d'angoisse. Le lendemain je décide de me rendre dans cette église, je ne sais pas vous dire pourquoi. Ce que je peux vous dire c'est que depuis que j'en entendu parler de jésus, de l'amour de Dieu pour nous, que j'ai pu entendre ce qui est réellement écrit dans la bible, la lire moi même de mes propres yeux ma vie a été transformé. Ce jésus a touché mon coeur, c'est comme si enfin quelqu'un pouvait voir le vide en moi mais aussi savait comment le comblé, par un amour plus grand encore que celui d'une mère ou d'un père. Il m'a TOUT pardonné. Il m'a consolé et a restaurer ma relation avec ma mère. Je lui en suis éternellement reconnaissante et je voulais partager avec vous cette espoir. Même si vous n'avait jamais entendu parler de lui, je vous assurer que si vous l'appeler, que vous lui demander son aide. Il répondra, comme il a fait pour moi. Il est le seul guérisseur.

    lili.n mardi 11 mai 2021 15:23
  • Bonjour à tous,
    Je suis très touchée par cet article et tous vos témoignages. J'ai 47 ans et je me retrouve complètement dans certains symptômes et parcours de vie. Je n'ai toujours pas réussi à vaincre une phobie sociale qui m'empêche de vivre. Sans vouloir me plaindre, c'est plutôt une survie même si j'ai progressé sur la dépendance affective. travailler est un véritable parcours du combattant tous les jours car chaque contact me prend une énergie folle et le soir je suis sur les rotules.
    Je recherche un thérapeute réputé sur la Loire atlantique ( proche de Nantes) qui connaisse bien ce trouble et qui ne pratique pas, trop de déplacement d'honoraires car je n'ai pas beaucoup de moyens.
    Je vous remercie pour votre aide et vous remercie aussi déjà tous pour vos partages déjà publiés car ça aide beaucoup !
    Vanessa

    Van44 samedi 22 mai 2021 19:26
  • Voilà ce qui se passe j'ai perdu mon père quand j'avais 9 ans déjà l'absence du père et pas de frère mais ce qui m'inquiète c'est que depuis toujours j'ai pensé plus jeune que mon âge je m'explique je n'avais pas encore envie de penser comme quelqu'un d'adulte à 15 ans ni à 17 ans ou je pense encore comme quelqu'un de 15 ans maintenant j'en ai bien bien plus et je ne parviens pas à me comporter du moins en surface peut-être mais à l'intérieur de moi je pense comme quelqu'un de 40 ans et encore.... J'ai l'impression de me forcer pour tenir mon rôle d'adulte que je tiens très bien d'ailleurs je n'ai plus mon mari il est décédé depuis longtemps mais moi dans ma tête j'ai encore beaucoup d'enfance je n'ai aucun retard mental alors qu'est-ce que cela veut dire je n'en sais rien moi-même
    Une de mes tantes décédée aujourd'hui avait dit de moi que j'avais l'air jeune je pensais qu'il s'agissait de mon physique puisque de toute façon mon visage ne correspond pas à mon âge actuel mais à cette époque j'etais mm Ariège encore mais par exemple je n'ai jamais su élever convenablement ma fille je ne sais pas pourquoi je vais toujours l'impression de faire du baby-sitting alors que c'était ma fille qui avait été séparé de moi pendant un mois.
    Aujourd'hui j'éprouve toujours le besoin d'être cajolie d'avoir une sorte de paternalisme que je n'ai jamais connu alors que j'ai moi-même l'âge d'être un pilier pour les autres ce que je ne sais pas assumer même si je parle ou si je réconforte à l'intérieur de moi j'ai envie de rester dans cet enfance qui m'habite mais que je n'ose pas montrer évidemment
    Je suis adulte et bien adulte et j'essaie de me confiner dans ce rôle qui m'est imposé à cause de mon âge je ne sais pas si beaucoup de personnes sont dans mon cas je précise quand même que j'ai toutes mes facultés intellectuelles que je m'intéresse à beaucoup de choses donc cela n'a rien à voir avec le mental sauf le ressenti surtout.....

    Annouchja mardi 28 mars 2023 11:51

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