Devenir ambulancier : métier, formation, salaire et conditions de travail
L’ambulancier·ère ne se contente pas de transporter les personnes malades, blessées, ou les personnes âgées. Il ou elle leur prodigue les premiers soins, lorsque cela est nécessaire, assurent leur sécurité et leur bien être pendant les trajets. En quoi consiste le métier d’ambulancier ? Comment le pratiquer ? Le Guide Social fait le point ce profession humaine et exigeante.
L’ambulancier·ère est un maillon essentiel de la chaîne de soins. Bénévole ou professionnel·le, il ou elle assure le transport de personnes malades, blessées ou en situation d’urgence, en leur apportant les premiers soins et en veillant à leur sécurité jusqu’à leur prise en charge médicale.
Pourquoi devenir ambulancier ou ambulancière ?
Les ambulancier.ères sont nécessaires partout, tout le temps. Ils et elles sont parmi les premier.ères à intervenir auprès des personnes blessées, ou encore permettent aux malades de se rendre dans les lieux de soins. Le vieillissement de la population, ou encore la menace des déserts hospitaliers rend leur présence encore plus indispensable.
C’est un métier profondément humain et exigeant, qui ne se résume pas à l’image simplifiée des sirènes et gyrophares qui sillonnent les routes.
Par ailleurs, c’est une profession du secteur de la santé plus accessible par rapport à d’autres, puisque la formation dure minimum 160h.
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Qu’est-ce qu’un.e ambulancier.ère ?
1. Les missions
Les missions dépendent du contexte de l’exercice du métier, c’est-à-dire s’il s’agit d’interventions d’urgence ou non. Les activités principales sont les suivantes :
Transport Non Urgent de Patients (TNUP) ou Transport Médico-Sanitaire (TMS)
- Transporter des patient·es entre leur domicile et l’hôpital, ou entre les hôpitaux, ou encore vers des centres de soins ou de revalidation ;
- Les assister lors du transport (surveillance, confort, communication) ;
- Assurer les premiers secours en cas de malaise, de traumatismes et de troubles spécifiques ;
- Assurer l’entretien courant de l’ambulance et du matériel.
Aide médicale urgente (AMU)
- Intervention sur appel du 112 ;
- Pendre en charge le ou la patiente : premiers soins, relève, accompagnement et surveillance ;
- Aider aux techniques médicales et paramédicales ;
- Stabilisation et transport médicalisé vers le service d’urgences le plus adapté ;
- Assurer l’entretien courant de l’ambulance et du matériel.
2. Les compétences et qualités
Pour exercer le métier d’ambulancier, il faut avoir acquis une série de connaissances notamment sur :
- les consignes de sécurité ;
- les normes générales d’hygiène ;
- la posologie et les précautions d’emploi des médicaments ;
- le matériel médical.
Au-delà des compétences plus techniques, le métier d’ambulancier requiert une série de qualités humaines :
- réagir rapidement, avec calme et maîtrise de soi, en présence d’un événement soudain ;
- supporter des situations émotionnelles difficiles et répétitives ;
- communiquer aisément ;
- respecter la déontologie, la confidentialité des informations traitées ou communiquées ;
- assurer l’interface entre la personne, son entourage et l’équipe soignante.
Comment accéder à ce métier ?
Pour le métier d’ambulancier, outre le permis de conduire et la sélection médicale en ordre de validité, il est nécessaire, tant pour le transport médico-sanitaire que pour l’aide médicale urgente, de posséder une qualification reconnue par le SPF Santé publique.
1. Ambulancier de transport non urgent de patients (ATNUP)
Pour obtenir un agrément comme ambulancier de transport non-urgent de patients, vous devez avoir suivi une formation d’au moins 160 heures. Cette formation est dispensée par certaines IFAPME ; des centres de promotions sociales (CPSI, IPFS, ...) ; ou certaines ASBL.
Une fois l’agrément reçu, le SPF Santé publique envoie automatiquement un visa. Aucune démarche supplémentaire n’est nécessaire
Tous les ambulanciers de transport non-urgent de patients doivent maintenir et actualiser leurs connaissances et compétences via une formation continue d’au moins 8 heures par an.
Consultez les informations sur le site du SPF Santé.
2. Aide médicale urgente (AMU)
Pour exercer la fonction de secouriste-ambulancier il faut :
- avoir suivi une formation reconnue ;
- avoir réussi l’examen organisé par un organisme reconnu ;
- disposer d’un brevet valide et d’un badge 112 valide ;
La formation
La formation de base de secouriste-ambulancier consiste en au moins 160 heures et comprend :
- une partie théorique et pratique d’au moins 132 heures
- un stage d’au moins 40 heures auprès du SMUR-PIT et de l’ambulance
La formation est organisée plusieurs fois par an par les centres provinciaux de formation et de perfectionnement
L’examen
Toute personne ayant suivi au moins 80 % de la formation peut présenter l’examen. Celui-ci comprend :
- un examen écrit sur la théorie (1/3 du résultat final)
- un examen oral sur la théorie et la pratique (2/3 du résultat final)
Le brevet
Après avoir terminé avec succès toutes les parties, un brevet est délivré. Celui-ci est valable pendant cinq ans.
Le badge
Il est obligatoire de porter un insigne officiel (badge) pendant le service, servant d’identification dans l’aide médicale urgente. Celui-ci est délivré par le SPF Santé publique.
La formation continue
A partir de l’obtention du brevet, une formation continue annuelle est obligatoire (24 heures de formation par an, dont 6h de théorie et 12h de pratique minimum).
Tous les cinq, une évaluation de compétence est prévue pour renouveler le brevet.
Consultez les informations sur le site du SPF Santé.
Où et dans quelles conditions exercer ce métier ?
Les lieux de travail
Il est possible d’exercer le métier d’ambulancier auprès de différentes structures :
- Services d’aide médicale urgente (AMU)
- Hôpitaux
- ASBL comme La Croix-Rouge
- Zones de secours
- Services privés d’ambulance
Il est également possible de travailler comme indépendant·e.
Les conditions de travail
Le métier d’ambulancier implique de travailler dans des conditions spécifiques :
- des horaires atypiques (de nuit, les week-ends et jours fériés) ;
- une charge physique et psychologique importante (manutention de patients, port de matériel lourd, confrontation à des situations difficiles, etc.) ;
- un travail en équipe.
Quel est le salaire ?
Le salaire d’un·e ambulancier·ère se situe généralement entre 2.200€ et 2.800€, selon l’expérience et l’ancienneté.
Les ambulancier·ères spécialisé·es (SMUR, paramédical, soins néonataux…) peuvent s’attendre à un salaire plus élevé.
Certains employeurs offrent des primes pour des tâches spécifiques ou responsabilités supplémentaires.
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