40.000 jeunes pris en charge par l'Aide à la Jeunesse

40.000 jeunes pris en charge par l'Aide à la Jeunesse

La Direction Générale de l’Aide à la jeunesse a publié ses chiffres concernant les modes de prise en charge des jeunes dans les 13 arrondissements judiciaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’objectif de cette étude, allier chiffres et sens.

« Construire une politique de prévention adaptée et nous aider à mettre en place les dispositifs et les pratiques les mieux à même de répondre aux besoins des jeunes et des familles », tels sont les deux objectif de la Direction Générale de l’Aide à la jeunesse. Sur base des données statistiques de 2011, les chiffres ont été détaillés par arrondissement judiciaire.

¼ des jeunes à Bruxelles

Pour un total de 983.639 jeunes en Fédération Wallonie-Bruxelles, 25% d’entre eux se trouvent à Bruxelles. Les communes les plus peuplées sont ensuite, Liège, Charleroi et Mons.

29.591 jeunes ont été pris en charge au moins un jour dans l’aide consentie en 2011, ce qui représente 3% de la population des jeunes de moins de 18 ans en FWB. 11.100 jeunes ont été pris en charge au moins un jour dans l’aide contrainte en 2011, ce qui représente 1,1 % de la population des jeunes de moins de 18 ans en FWB.

Au quotidien, 11.478 jeunes ont été pris en charge au moins un jour dans l’aide consentie en 2011. On y note une certaine parité des genres. 8.408 jeunes ont été pris en charge au moins un jour dans l’aide contrainte en 2011. En revanche, 56% des jeunes sont des garçons.

Environ 40% des jeunes pris en charge pour la première fois en 2011 ont entre 12 et 17 ans. 20% des enfants ont entre 0 et 2 ans.

Principaux intervenants

Le jeune sollicite lui-même une intervention mais il n’est pas le seul. Il n’y a d’ailleurs que 8% des jeunes qui ont été demandeurs. La famille, les intervenants de la sphère judiciaires (Parquet, police, juge de la jeunesse etc.), les services de première ligne du secteur scolaire (centre PMS, écoles, PSE, …), relevant de l’aide sociale générale (CPAS, centres d’accueil, …),du secteur de la petite enfance (TMS, crèches, …), du secteur de la santé physique (hôpitaux, médecins, infirmiers…), du secteur de la santé mentale (thérapeutes, hôpitaux psychiatriques, SRJ, …), les services d’aide en milieu ouvert et les équipes SOS-Enfants sont également impliqués. La famille (45%), les intervenants judiciaires (34%) et les services de première ligne (25%) sont donc les intervenants majoritaires.

Motifs de prise en charge

Sous l’aide consentie, 44% des jeunes sont pris en charge en raison de difficultés personnelles (comportement, autorité, violence etc.), 37% en raison des difficultés personnelles des parents (principalement de la dépendance) et 30% en raison de maltraitance (négligence grave ou suspicion) ainsi qu’en raison de relations conflictuelles au sein de la famille (séparations et conflits). 27% des jeunes sont aidés car les parents ont des difficultés à assumer leur rôle parental et 14% ont des difficultés matérielles et financières.

Sous l’aide contrainte, les jeunes sont d’abord aidé en raison des difficultés personnelles de leurs parents (51%), ensuite en raison de leurs difficultés de jeunes (44%), de la difficultés des parents à assumer leur rôle parental (36%), de maltraitance (34%), de relations conflictuelles au sein de la famille (26%) ou de difficultés matérielles et financières (14%).

Prise en charge et clôture du dossier

En FWB, 8.586 jeunes (aide consentie) et 7.477 jeunes (aide contrainte) ont fait l’objet d’une prise en charge par un service agréé, une famille d’accueil ou un autre type de prestataire. La durée de la prise en charge dans le cas de l’aide consentie est de 2 ans en moyenne et celle pour l’aide contrainte est de 5 ans en moyenne.

16.297 jeunes pris en charge par les SAJ ont vu leur dossier clôturé, ce qui représente 55 % des jeunes ayant été pris en charge au moins un jour par les SAJ en 2011. 1.150 jeunes pris en charge par les SPJ ont vu leur dossier clôturé, ce qui représente 10 % des jeunes ayant été pris en charge au moins un jour par les SPJ en 2011.

Voir la publication dans son entièreté, par arrondissement judiciaire et entièrement détaillé : - tome 1 (Arlon, Bruxelles, Charleroi, Dinant, Huy, Liège)

- tome 2 (Marche, Mons, Namur, Neufchâteau, Nivelles, Tournai, Verviers)



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