Le GBS demande une troisième dose pour les soignants

13/10/21
Le GBS demande une troisième dose pour les soignants

Le Groupement des Unions professionnelles belges des médecins spécialistes (GBS) a adressé une lettre aux ministres compétents en matière de santé en Belgique. Le but ? L’administration d’une troisième dose de vaccin au corps soignant. L’absence de personnel que pourrait engendrer le Covid ne ferait qu’accroître le retard accumulé de soins essentiels et non essentiels. Jean-Luc Demeere, président du GBS tire la sonnette d’alarme.

Plusieurs études démontrent que la protection vaccinale des vaccins Pfizer et Moderna diminue avec le temps. De ce constat en a découlé la décision d’administrer une troisième aux personnes âgées et à risques. Pour Jean Luc Demeere, président du GBS, cette décision doit être élargie au personnel soignant intra et extrahospitalier car “les médecins ont été les premiers à recevoir les doses de vaccins. Leur immunité aujourd’hui est plus faible puisque nous avons passé le seuil des 6 mois de protection.

Cumul de retards des soins essentiels

Cette volonté se base sur un rapport faisant part du cumul des retards dans les soins essentiels comme la neurochirurgie ou les traitements oncologiques. Le président du GBS précise : “Il faudra 8 mois pour rattraper ce retard et pour les soins non-essentiels, on parle d’années”. Ces prévisions ont été réalisées sur base d’un certain volume de praticien.ne.s en activité. “ La capacité des hôpitaux qui a été prise en compte dans ce calcul est de 105% l’année en moyenne, par rapport à la capacité de 2019.”

On voit donc le problème se dessiner. Si les médecins ne sont plus suffisamment protégé.e.s par le vaccin, il y a un risque d’absentéisme que les hôpitaux ne peuvent se permettre. “Si la protection vaccinale des médecins n’est pas au-delà de 90%, les risques de maladies et donc d’absentéisme au niveau hospitalier et extrahospitalier seront conséquents et ne permettront pas de rattraper le retard. Il faut protéger les soignants au maximum.

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“Nous sommes face à un problème de santé public”

La démarche du groupement ne se veut pas revendicative mais cherche à conseiller au mieux les décisionnaires. Jean-Luc Demeere préconise : “la prise en considération de la santé publique plutôt que l’économie. On souhaite aider la promotion des soins efficaces et nécessaires car des soins retardés sont des soins avec complications. Notre lettre est une invitation à prendre la bonne décision pour les soins et la population.”

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A. Teyssandier



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