Vers une école inclusive : la Belgique condamnée !

Vers une école inclusive : la Belgique condamnée !

Le Comité européen des droits sociaux condamne l’État belge pour violation de la Charte sociale européenne. En effet, l’institution estime que le droit à l’éducation inclusive des enfants ayant une déficience intellectuelle n’est pas effectivement garanti en Fédération Wallonie-Bruxelles, ressort-il de l’agence Belga.

La Belgique, et plus précisément la Fédération Wallonie-Bruxelles ne fait pas assez d’efforts pour intégrer des enfants porteurs d’une déficience intellectuelle dans l’enseignement ordinaire.

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Les élèves de type 2 négligés

Plusieurs parents d’enfants porteurs d’un handicap (dits de type 2), soutenus par l’ASBL Inclusion et la Fédération internationale des droits humains, ont entamé en 2015 un combat de longue haleine pour favoriser l’éducation inclusive dans les établissements ordinaires. Ils ont entrepris plusieurs actions, notamment une réclamation collective, le 18 janvier 2017 contre l’État belge.

Après 4 ans de lutte acharnée, les parents et les associations représentatives de la défense des droits des personnes en situation de handicap et des droits de l’enfant ont eu gain de cause. La Fédération Wallonie-Bruxelles se voit ainsi condamnée par le Comité européen des droits sociaux pour violation de deux articles de la Charte sociale européenne.

En effet, l’institution européenne a conclu à l’unanimité que “le droit à l’éducation inclusive des enfants ayant une déficience intellectuelle n’est pas effectivement garanti en Communauté française de Belgique” et que ces élèves “ne jouissent pas d’un droit effectif à l’éducation inclusive”, ressort-il de l’agence Belga.

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S’adapter aux besoins de chacun

Il est nécessaire de fournir aux élèves aux besoins spécifiques un meilleur accès à l’enseignement ordinaire dans tous les niveaux, et plus spécifiquement aux enfants de plus de 12 ans. En effet, selon les chiffres rapportés par les associations engagées, le constat est sans appel  : en 2019, parmi les 98 élèves de type 2 qui ont bénéficié d’un projet d’inclusion, aucun ne provenait de l’enseignement secondaire.

Les associations qui se battent pour l’inclusion scolaire demandent ainsi à la Fédération Wallonie-Bruxelles d’adopter un plan de transition claire vers une école inclusive. À cet effet, le futur décret relatif aux pôles territoriaux, la réglementation concernant les aménagements raisonnables et la réforme de l’orientation et de la formation initiale des enseignants devront prendre ces enfants en compte sans ambiguïté. C’est-à-dire en répondant à leurs besoins spécifiques, et ce notamment par un accompagnement scolaire continu des professionnels formés (ergothérapeutes, logopèdes, orthopédagogues...).

Former et soutenir les enseignants

Afin de garantir le droit à l’éducation inclusive, les écoles s’engageant en ce sens doivent être soutenues par des incitants. Par exemple, les écoles pourraient revoir le nombre d’élèves à la baisse ou un “budget d’éducation personnalisé” à destination de ces enfants de leur famille pourrait être dégagé, plaident les associations réclamantes à l’agence Belga.

De même, il faut revaloriser les moyens accordés aux services d’accompagnement en milieu scolaire et renforcer la formation initiale et continue des enseignants.

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