Encore trop peu d'accès à l'emploi pour les personnes aveugles ou malvoyantes

Encore trop peu d'accès à l'emploi pour les personnes aveugles ou malvoyantes

Une enquête menée par la Ligue Braille démontre que les personnes aveugles ou malvoyantes accèdent encore très difficilement à l’emploi. Si elles veulent travailler, elles n’en ont pas toujours la possibilité. Les obstacles restent conséquents.

C’est une réalité dans le monde des personnes aveugles ou malvoyantes : « Si vous recevez l’opportunité de démontrer vos capacités, vous devez être au moins trois fois plus performant que vos collègues sans handicap ! », témoigne une personne malvoyante ayant participé à l’enquête.

La Ligue Braille a envoyé 3631 formulaires à des personnes malvoyantes ou aveugles de 17 à 65 ans résidant en Belgique. 512 réponses ont été reçues, soit un taux de réponse de 11%.

Fin novembre dernier, la Ligue Braille publiait les résultats de cette enquête sur l’emploi. Ceux-ci révèlent une réalité contradictoire : si d’un côté les malvoyants et aveugles sont demandeurs et souhaitent travailler, en obtenant ou en maintenant un emploi de qualité, ils sont encore soumis à de très nombreux freins qui les empêchent de s’épanouir professionnellement.

Ces obstacles à l’emploi sont de 4 catégories différentes. Tout d’abord, ils sont davantage d’ordre de la mobilité puisque 42.75% des personnes interrogées éprouvent des difficultés à se déplacer vers leur lieu de travail. Ensuite, 10.76% des membres ont également évoqué le fait que le salaire proposé dans les emplois n’est pas tellement plus élevé que leur revenu de remplacement, ce qui n’est pas suffisant pour les motiver à accepter l’emploi en question. Troisièmement, 19.67% des malvoyants ou aveugles n’ont pas l’impression d’avoir les compétences et la formation nécessaires pour faire face au marché de l’emploi actuel, lequel exige aussi un haut niveau de rendement et de flexibilité. Enfin, 26.82% ont rapporté que les préjugés et la méconnaissance du handicap visuel de la part des employeurs et des collègues étaient encore trop présents et rendent l’adaptation du malvoyant à son environnement difficile.

Pourtant, les malvoyants ou les aveugles souhaitent travailler. 34.08% d’entre eux demandent d’ailleurs une aide extérieure pour les accompagner dans leur recherche d’emploi. Pour ce faire, un service d’insertion professionnelle adapté au handicap visuel s’avère incontournable.

Plus d’infos sur l’enquête auprès de la Ligue Braille, accédez directement au rapport via le lien suivant : https://www.braille.be/uploads/assets/3989/1543329933-enquete-emploi-les-resultats.pdf ou contactez Déborah Deseck (0492 80 06 92 ou deborah.deseck@braille.be)



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