L'enseignement de promotion sociale au cœur des réformes

L'enseignement de promotion sociale au cœur des réformes

L’enseignement de promotion sociale en Fédération Wallonie-Bruxelles va faire l’objet de nouvelles mesures prochainement, en matière de nomination des professeurs, mais également en ce qui concerne l’inclusion.

[DOSSIER]

- L’enseignement de promotion sociale encore renforcé
- 75.000 euros pour de nouveaux projets inclusifs

L’enseignement de promotion sociale offre, tant aux adultes qu’aux jeunes, la possibilité de reprendre des études. Plusieurs projets de réformes ont vu le jour afin d’améliorer les conditions d’étude dans le secteur de l’enseignement de promotion sociale. Dans ce sens, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sur proposition de la ministre de l’Enseignement de promotion sociale et de l’Egalité des chances, Isabelle Simonis, avait approuvé, début juin, un investissement de 75.000 d’euros pour de nouveaux aménagements inclusifs dans l’enseignement de promotion sociale. Ce mercredi, le gouvernement a fait un pas de plus dans cette direction. Il a donnée son accord sur l’avant-projet de décret portant diverses mesures à destination de l’enseignement de Promotion sociale.

- [A lire] : Une belle rentrée pour l’Enseignement de promotion sociale Un engagement de 63 ETP

Les modifications décrétales proposées visent majoritairement à renforcer les dispositifs et pratiques pédagogiques mis en place dans l’Enseignement de promotion sociale pour permettre à chaque adulte ou jeune adulte de se former, réussir et rebondir tout au long de l’existence. Elle se traduit principalement par l’engagement de 63 ETP pour exercer les missions suivantes :

- 40 ETP pour favoriser davantage « l’accompagnement personnalisé » des étudiants et étudiantes. Cette mesure doit permettre de les encadrer afin de lutter contre le décrochage et de les accompagner au mieux depuis leur inscription jusqu’à l’obtention de leur diplôme.

- [A lire] : L’enseignement de promotion sociale : formations d’avenir ?

- 13 ETP pour renforcer les équipes pédagogiques et administratives. Les membres du personnel désignés ou engagés dans ce cadre seront chargés d’apporter un soutien aux équipes éducatives, notamment pour créer des outils d’orientation et d’accompagnement des étudiants ou encore pour favoriser la transition numérique des établissements de l’enseignement de promotion sociale.

- 10 ETP pour accueillir et accompagner les étudiants et étudiantes porteurs de handicap. Avec ce mécanisme d’impulsion, tous les établissements d’enseignement de promotion sociale bénéficieront d’une personne de référence dont la mission est d’accueillir les étudiants à besoins spécifiques et d’envisager avec eux des aménagements personnalisés.

- [A lire] : Mauvaise surprise pour les enseignants de promotion sociale ! Renforcer les pratiques pédagogiques pour les adultes

La ministre I. Simonis a précisé que l’objectif de ces mesures est notamment de renforcer les dispositifs et les pratiques pédagogiques pour les adultes : « Par ces différentes actions et moyens supplémentaires, l’objectif est de favoriser davantage la mise en œuvre de pédagogies adaptées aux adultes, réduisant ainsi les inégalités accumulées dans leurs parcours de vie et permettant à chacun et chacune de rebondir et de se former continuellement. Il s’agit aussi d’appuyer et d’aider les équipes pédagogiques dans leur travail de terrain quotidien ».

- [A lire] : De nouvelles mesures pour l’enseignement Un type d’enseignement de plus en plus valorisé

L’enseignement de promotion sociale en Fédération Wallonie-Bruxelles fait l’objet d’une attention toute particulière depuis quelques mois. Objet de plusieurs réformes, ce type d’enseignement se voit de plus en plus valorisé. Il est également avantageux tant pour les entreprises que pour les usagers. Et ce, pour deux raisons : il participe à l’épanouissement individuel via une insertion sociale et professionnelle, il répond également aux besoins des entreprises en termes de formations et de qualifications.

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Stéphanie WILMET : 0479/44.25.36

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- L’enseignement de promotion sociale encore renforcé

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est attaqué à des réformes concernant le personnel de l’enseignement de promotion sociale et a adopté un projet d’arrêté fixant une série de modalités d’application du Décret organisant l’Enseignement de promotion sociale inclusif. Grâce à ces mesures, le gouvernement espère valoriser les postes de professeur d’une part et offrir un meilleur accès pour les jeunes handicapés au sein de l’enseignement de promotion sociale d’autre part. Ces réformes sont la suite logique du Décret promouvant diverses mesures dans l’enseignement de promotion sociale porté par la Ministre Isabelle Simonis et adopté en février dernier.

Les changements du coté du personnel

Jusqu’à aujourd’hui, les membres du personnel de l’enseignement de promotion sociale, désignés à titre temporaire dans des fonctions de sélection (sous-directeur-trice, chef-ffe d’atelier et secrétaire de direction), ne pouvaient pas être nommés à titre définitif en raison de l’absence de mesures réglementaires organisant les brevets ou formations d’avancement. Cette situation va désormais évoluer puisqu’un projet d’arrêté visant à organiser lesdits brevets et formations pour accéder à ces nominations à titre définitif vient d’être approuvé par le gouvernement. « Cet arrêté va concrètement permettre à plus de 80 personnes travaillant dans l’Enseignement de promotion sociale d’être nommées à titre définitif avec une revalorisation salariale dans certains cas de figure », précise la ministre.

En route vers l’inclusion !

Enfin, le gouvernement a décidé d’adopter un arrêté fixant une série de modalités d’application du Décret organisant l’Enseignement de promotion sociale inclusif. Cet arrêté fixe notamment le modèle de formulaire que les personnes en situation de handicap doivent introduire pour solliciter un aménagement raisonnable ainsi que les délais et modalités de traitement des dossiers. Pour rappel, le décret adopté en juin 2016 prévoit que les établissements de promotion sociale doivent adopter des « aménagements raisonnables » pour permettre aux étudiants en situation de handicap d’accéder facilement à leurs lieux de formation et de suivre des cours avec des outils adaptés à leurs besoins. Ces aménagements peuvent être multiformes :

- matériels comme l’organisation de classes au rez-de-chaussée, l’agrandissement de certaines feuilles de cours ;
- immatériels en octroyant notamment un temps supplémentaire pour passer une épreuve ;
- organisationnels avec, à titre d’exemple, un accompagnement humain autorisé ;
- pédagogiques grâce à l’utilisation de logiciels adaptés tel que le programme de conversion audio-textuelle.

« Si l’accessibilité demeure un aspect important de la participation des personnes handicapées à la société en général, et à l’enseignement en particulier , on doit également envisager des aménagements de type pédagogique pour ceux et celles dont la pathologie engendre, par exemple, des troubles de l’apprentissage et de l’attention. Le parcours de l’apprenant doit s’envisager, non pas du point de vue de son handicap, mais bien au regard des compétences qu’il vise », précise la Ministre Simonis. Complémentairement et dans le cadre d’un partenariat avec Cap 48, deux expériences pilotes de « classe inclusive » sont également menées. La première a été réalisée en 2016 à Seraing et consiste en la mise sur pied d’un laboratoire informatique inclusif, équipé pour les personnes aveugles et malvoyantes, tandis que la seconde verra prochainement le jour à Farciennes. Il est aussi à noter que les initiatives pour favoriser l’inclusion au quotidien sont de plus en plus nombreuses, comme le guide pour développer les logements inclusifs par exemple.



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