La maltraitance des enfants, c'est-à-dire ?

La maltraitance des enfants, c'est-à-dire ?

La limite est parfois floue entre éducation sévère et maltraitance… Comment définir ce concept ? Et surtout comment réagir ?

Lire notre dossier : Comment réagir face à la maltraitance infantile ?

« Est maltraitant tout comportement et/ou attitude qui ne tient pas compte de la satisfaction des besoins d’un enfant et constitue par le fait même une entrave importante à son épanouissement. Une attitude ou un comportement maltraitant peut être intentionnel ou le résultat de la négligence, ou des défaillances sociales »*. Voici une approche très large du concept de maltraitance. Si l’on suit plutôt les termes de la Convention Internationale des droits de l’enfant de 1989, la définition se précise : « Toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalité physique ou mentale, d’abandon, de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle. »

Observer, questionner, s’informer

Dès les premiers signes inquiétants relevés, une foule de questions arrivent naturellement dans l’esprit de l’éducateur, de la puéricultrice ou autre professionnel mis en contact avec l’enfant supposé maltraité. Avant tout, il convient d’observer, de réfléchir et de s’informer. Les besoins vitaux de l’enfant sont-ils satisfaits ? Bénéficie-t-il d’une sécurité matérielle et affective lui permettant de se développer ? Bien-sûr, les réponses sont subjectives… mais il convient toujours de se demander ce qui pourrait améliorer la situation. L’appel à d’autres professionnels, voire à un service d’aide spécialisé (CPMS, IMS, SOS Enfants, conseiller de l’aide à la Jeunesse, etc.) peut alors être d’une grande aide. En Belgique, le passage de l’information de maltraitance au parquet de justice n’est à recommander qu’en dernier recours.

* "L’aide aux enfants victimes de maltraitance", Coordination de l’aide aux victimes de maltraitances

Fanny Leroy

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Commentaires - 4 messages
  • Puisqu'on m'a inivité, par courriel, à faire part de mes réflexion, les voici.
    Je n'aurai, sur cette ( trop ) vaste problématique, qu'un seul commentaire à faire...
    Ceci concerne l'adoption d'enfants par des couples unisexe, qui prive les enfants de la présence - pourtant indispensable à son développement psychique - d'un référent adulte permanent de chaque sexe.
    Existe-t-il un suivi dans de telles situations ?
    A-t-on, au moins, institué une forme de parrainage pour pallier au déséquilibre induit ?
    Un enfant ne devrait -il pas avoir toutes les chances de développer une santé mentale vigoureuse, quelles que soient les circonstances - et donc de recevoir la possibilté de se construire en fonction des deux sexes ?
    Pourquoi n'y a-t-il jamais eu, en Belgique, de débat sur la question ?

    Michel Donceel lundi 10 mars 2014 15:15
  • Bonjour,

    Je ne vois aucun rapport entre la maltraitance et l'adoption d'un enfant par un couple homosexuel. La correspondance entre ces deux cas de figure me paraît très dangereuse.

    Bien à vous.

    Lukasambuka

    lukasambuka jeudi 7 août 2014 21:47
  • Tout a fait d'accord avec Lukasambuka. Michel Dooncel, j'espère que vous ne travaillez pas RÀELLEMENT dans le social car faire fi de ses préjugés est l'une des premières choses qu'on nous apprends pendant les études....

    leroseauplie jeudi 14 août 2014 09:19
  • @Lukasambuka et leroseauplie

    Vous ne voyez pas de rapport entre la maltraitance et l'adoption par une paire d'homosexuelle ?

    Et bien prenez un enfant élevé, volontairement (pas par accident de la vie), sans père ou sans mère, et vous me direz si cela n'est pas de la maltraitance !

    Un gosse, acheté par une paire d'homme, qui ne connaîtra jamais sa mère, qui n'aura jamais la tendresse d'une mère, qui aura était élevé dans le mensonge de "2 pères", est abîmé à tout jamais...

    Je suis praticien en milieu hospitalier, et depuis 25 ans, j'ai rencontré un certain nombre de ces gamins, parfois devenus adultes. Entre les TS, le mal de vivre, ceux qui n'arrivent pas à conserver un conjoint, ceux qui ne savent pas si il doivent aimer un homme ou une femme, ceux qui se sont définitivement brouillé avec leurs tuteurs (c'est comme cela qu'ils appellent les 2 hommes ou 2 femmes qui les ont élevé), ceux qui refont les mêmes erreurs avec leur enfants, ceux qui n'ont jamais pu s'insérer socialement, ceux qui cherchent désespérément leur mère ou leur père à ne plus penser qu'à cela, ceux qui me disaient "pourquoi moi ?", etc.
    Cela dit je vous rassure, aucun, je dis bien aucun, n'a manqué d'amour !

    Et vous, tranquillement derrière votre pc, vous ne voyez pas le rapport !!!!

    Thomas keredec vendredi 12 décembre 2014 15:22

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