Une école pour rescolariser les élèves violents
En réponse à la violence à l’école, le ministre de l’Enseignement secondaire de la Communauté française Pierre Hazette a proposé la création à Bruxelles d’un établissement spécialisé dans la prise en charge d’élèves violents frappés d’exclusion pour des faits graves, dans un but de rescolarisation.
Cet établissement serait doté d’un encadrement adapté, et aurait par classe deux ou trois professeurs. Un conseil d’intégration serait chargé de déterminer en fin d’année si le jeune est apte à une réintégration dans le circuit scolaire.
Pour la ministre de l’Aide à la Jeunesse Nicole Maréchal, cela créera des ghettos d’élèves violents. Elle prône plutôt pour des projets-pilotes adressés aux jeunes en exclusion scolaire.
Quant au ministre de la Jeunesse et des Sports Rudy Demotte, il s’insurge contre ce faux remède qui ne ferait que renforcer le phénomène de ghetto. La violence doit, pour le ministre, se résoudre dans le cadre d’une approche globale.
Sur 2000-2001, on recense 988 cas d’exclusion définitive, dont 363 pour des faits de violence grave.
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