Arc-en-Ciel ASBL : « Il faut prendre le temps de connaître ses bénévoles »
Cette fois, c’est chez Arc-en-Ciel que MonASBL.be a poussé la porte. Pour le deuxième volet de notre série menée avec la Plateforme francophone du Volontariat à l’occasion de l’Année internationale des Volontaires, cap sur une ASBL qui peut compter sur quelque 21.000 bénévoles. Comment mobiliser autant de personnes, trouver la bonne place pour chacune et chacun et entretenir le lien dans la durée ? Coralie Herry, coordinatrice pédagogique, partage les pratiques et les enseignements d’Arc-en-Ciel.
Depuis plus de 70 ans, Arc-en-Ciel défend le droit aux loisirs des enfants et des jeunes, en particulier ceux suivis par l’Aide à la Jeunesse ou issus de milieux populaires. Récoltes de vivres, de jouets et de matériel scolaire, séjours de vacances, journées de loisirs, formations d’animateurs… Derrière ces actions, une petite équipe de neuf travailleurs, mais surtout des milliers de volontaires. Quelque 21.000 personnes participent aux différents projets de l’association, dont environ 250 sont particulièrement impliquées tout au long de l’année.
Un réseau impressionnant, qui ne s’anime pas tout seul. Comment accueillir les volontaires, trouver la mission qui correspond à leurs attentes, leur laisser suffisamment de liberté tout en posant un cadre clair ? Et comment éviter, dans un contexte de moyens serrés, que le bénévolat ne serve à pallier le manque de personnel ? Arc-en-Ciel travaille depuis plusieurs années à construire un véritable « parcours du volontaire ». Coralie Herry, coordinatrice pédagogique, nous explique ce qui fonctionne, les erreurs commises et les défis qui restent à relever.
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"On garde le lien grâce à des réunions de préparation, en mettant vraiment le volontaire au centre"
MonASBL.be : L’ASBL Arc-en-Ciel a la chance de pouvoir compter sur plus ou moins 21.000 personnes dans le cadre de ses différents projets. En quoi ces bénévoles sont indispensables à votre ASBL ?
Coralie Herry, Coordinatrice pédagogique : La fameuse Opération Arc-en-Ciel, notre récolte de vivres non périssables, a lieu sur l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles en un seul week-end. Imaginez : nous récoltons en moyenne 112 tonnes de nourriture. Sans les milliers de volontaires qui parcourent les rues pour faire du porte-à-porte, trier tous ces vivres et s’assurer de la qualité de ce que nous donnons à nos associations, ce serait tout simplement impossible.
Comme beaucoup d’associations, nous sommes finalement une petite équipe : neuf personnes, chacune en charge de projets bien différents. Et nous travaillons, respectivement, avec entre 3 et 15 volontaires tout au long de l’année.
MonASBL.be : Avec une équipe de neuf salariés qui travaille au quotidien avec autant de volontaires, la coordination est forcément un enjeu. Comment faites-vous pour garder le lien et travailler ensemble ?
Coralie Herry : On garde le lien grâce à des réunions de préparation, en mettant vraiment le volontaire au centre : l’idée est de lui laisser la liberté de choix et d’action, mais aussi de déterminer ensemble, dans une logique de gouvernance participative, où l’on veut aller, comment on veut y arriver et quels sont les objectifs de chaque projet.
À la fin de chaque projet, nous prenons également le temps de l’évaluer avec notre équipe de volontaires. Enfin, nous essayons d’organiser chaque année un événement pour les remercier, mais aussi pour recueillir leurs idées : qu’est-ce qu’on aimerait faire l’année suivante ? Qu’est-ce qui fonctionne et que faut-il améliorer ?
"L’idée est de pouvoir accueillir chaque nouveau volontaire avec un code de conduite"
MonASBL.be : Et si vous ne deviez retenir qu’une initiative mise en place pour mieux accompagner ou fidéliser vos bénévoles, laquelle choisiriez-vous ?
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