Le décret pour les élèves " à besoins spécifiques " a été adapté

Le décret pour les élèves

En mai dernier, la députée Mathilde Vandorpe déposait un décret à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celui-ci visait à prévoir des aménagements dans l’enseignement, pour les élèves à besoins spécifiques. Ce décret a fait l’objet d’un avis rendu par le Conseil d’état en août. Ce mercredi 19 octobre, le groupe de travail parlementaire s’est réuni pour y apporter les modifications nécessaires.

Le 31 mai 2017, Mathilde Vandorpe déposait une proposition de décret afin de prévoir la mise en place d’aménagements raisonnables pour les élèves à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire. Ce texte avait été soutenu par l’ensemble des formations politiques du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui l’avaient d’ailleurs cosigné. Trop souvent encore, les élèves dys, haut potentiel, présentant des troubles de l’attention ou d’autres besoins particuliers ne bénéficient pas de l’aide nécessaire pour faire face aux obstacles qui se dressent devant eux et se retrouvent ainsi dans une situation de handicap pour leur apprentissage.

L’avis du Conseil d’état

Au mois d’août dernier, le Conseil d’État a rendu un avis sur ladite proposition. Ce mercredi 19 octobre, le Groupe de travail parlementaire s’est donc à nouveau réuni pour apporter les modifications nécessaires au texte et assurer son exactitude juridique. Le travail de ce groupe est donc désormais terminé et le texte devrait dès lors bientôt faire l’objet d’une discussion en commission de l’Éducation.

Quid des autres enfants ?

Le secteur de l’éducation accueillera probablement positivement cette nouvelle. Cependant, certains autres « troubles » devraient également pouvoir faire l’objet d’une prise en charge appropriée. C’est notamment le cas des élèves porteurs d’un handicap mental ou atteints d’autisme. En novembre 2016, l’ASBL Inclusion lançait une pétition et rencontrait la ministre en charge du Pacte pour un enseignement d’excellence en FWB, Marie-Martine Schyns. Pour l’asbl, la ministre n’avait pas consulté les familles en situation de handicap mental alors qu’elle travaillait à l’élaboration du Pacte, malgré les demandes répétées du secteur.

Actuellement, seuls les centres PMS et les écoles peuvent donner leur accord pour l’intégration d’un enfant porteur d’un handicap dans l’enseignement ordinaire. Le secteur, lui, souhaite que les écoles incluent automatiquement tous les enfants (sauf ceux dont le handicap est trop lourd et nécessiterait un aménagement spécifique de la part de l’établissement), afin de donner le choix d’option aux parents.

La demande existe

Si la Belgique n’a pas encore aménagé concrètement son système d’éducation afin de viser l’inclusion de la majorité des élèves « différents », des initiatives voient cependant le jour. Que ce soit un portail de sensibilisation aux enfants à besoins spécifiques, des ateliers ou plusieurs classes qui s’ouvrent dans les divers enseignements, la demande existe bel et bien.

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