Advelox : la télémédecine pour renforcer le lien avec le patient

Advelox: la télémédecine pour renforcer le lien avec le patient

Paul Wulleman connait bien la problématique du suivi des patients et pour cause, il a été pendant dix ans le chef de l’unité des soins intensifs de l’hôpital d’Ixelles. Il a également exercé en tant que pneumologue, allergologue et est spécialiste du sommeil. Il a ensuite co-fondé en 2016 la société Advelox dans le but d’offrir un meilleur suivi aux patients. Comment ? En facilitant la communication entre le soignant et le bénéficiaire.

« En 1816, on invente le stéthoscope. En 1916, les premiers électrocardiogrammes sont testés. En 2016, nous avons créé la société Advelox et nous pensons que cela deviendra aussi courant que le stéthoscope », déclare Paul Wulleman au journal Le Soir. Le principe est assez simple : un Facebook mettant en relation soignants et patients. Pour ce faire bien sûr, les soignants et les bénéficiaires doivent s’inscrire sur la plateforme.

La connexion pour rester au plus proche du patient

Un suivi efficace post-opératoire ou post-consultation permet d’améliorer considérablement le rétablissement du patient et sa guérison. Cependant, cette étape prend généralement beaucoup de temps aux soignants ainsi que d’énergie. L’idée est donc simple, mettre en place une plateforme numérique permettant la mise en relation entre soignant et patient.

« Nous sommes tous connectés en permanence. La médecine est une discipline connectée depuis sa création. L’invention du stéthoscope est déjà une manière de relier le médecin à son patient. Aujourd’hui, ce que nous faisons avec Advelox, c’est simplement de se servir des technologies dont nous disposons au XXI e siècle et que nous transposons dans notre pratique quotidienne de la médecine. En plus, toutes les études prouvent qu’un meilleur suivi post-opératoire ou post-consultation permet une meilleure guérison », explique-t-il au Soir.

- [A lire] : Topaz crée des ponts entre les professionnels de la santé et du social

"La société fait des économies"

« Cela va dans le sens de la médecine actuelle. Les budgets sont de plus en plus serrés. Maggie De Block a diminué les temps d’hospitalisation puisqu’une journée coûte réellement 1.000 euros. Cependant, pour beaucoup de patients, rester une nuit à l’hôpital après une intervention les rassure. Cela n’est pas utile d’un point de vue purement technique mais cela les aide. Imaginez une personne qui vient de se faire opérer du genou en clinique de jour. Elle rentre chez elle mais trois heures après, elle sent que son genou est chaud et ne sait quoi faire. En temps normal, elle irait aux urgences. Si elle a Advelox, elle peut poser la question à son chirurgien qui va la conseiller. Elle est rassurée et la société fait des économies », termine Paul Wulleman.

- [A lire] : L’e-santé : des patients et des praticiens convaincus

Les services hospitaliers souffrent, depuis de nombreuses années maintenant, du manque de moyen financiers. En parallèle, le personnel de la santé doit faire face à une charge de travail considérablement accrue. Face à ce contexte, les initiatives privées sont observées d’un bon œil par le gouvernement qui y voit le relais attendu. La start-up médicale a sans doute de beaux jours devant elle et risque de devenir un actrice du futur développement médical du pays.

B.T.



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus