65% des professions libérales en difficultés financières

65% des professions libérales en difficultés financières

65% des professions libérales rencontrent des difficultés financières suite au reconfinement. Or, elles ne bénéficient d’aucune aide fédérale car leurs activités ne sont pas à l’arrêt.

Plus de 6 titulaires de professions libérales et intellectuelles sur 10 peinent à faire face à cette deuxième vague au niveau budgétaire. C’est ce qu’a révélé une étude menée auprès de plus de 1300 praticiens et réalisée par le Syndicat Neutre Pour Indépendants (SNI) et l’Union Nationale des Professions Libérales et Intellectuelles (UNPLIB). Face à ce chiffre inquiétant, l’UNPLIB a exprimé ses craintes au ministre fédéral, David Clarinval (MR), qui a promis de prendre les mesures nécessaires.

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Impasses financières et solutions

65% des professions libérales voient leur revenu baisser fortement. Ce constat est d’autant plus consternant que 75% des répondants à l’enquête ne pensent pas pouvoir tenir ainsi plus de 3 mois. Selon l’étude, ce résultat serait causé chez 57% d’entre eux par la diminution du nombre de consultations, et de facto du chiffre d’affaires. Or, contrairement aux autres métiers, ces professions ne reçoivent aucune aide gouvernementale car les lieux restent ouverts, alors que la patientèle est en chute libre.

Pour le président de l’UNPLIB, Bernard Jacquemin, l’Etat doit apporter des mesures de soutien comme dans les autres secteurs : “Il faut nous garantir des mesures de soutien équivalentes aux autres professions déjà aidées, comme le doublement du droit passerelle, en cas d’arrêt des activités”, explique-t-il dans un communiqué de presse. Ainsi, selon lui, les professionnels à risque tout comme ceux des soins non-urgents doivent pouvoir se mettre en arrêt volontaire et bénéficier des aides du gouvernement.

Des conditions de travail stressantes

Plus de la moitié des titulaires des professions libérales sont plus anxieux qu’avant la crise. Cette angoisse est due en partie à cause des complications financières mais aussi à cause de l’aspect sanitaire et des problèmes administratifs issus de la perturbation dans les services publics. En outre, près d’1 personne interrogée sur 4 a été contaminée ou s’est mise en quarantaine. 80% déclarent d’ailleurs vouloir un renforcement des mesures sanitaires.

Bien que stressés, les travailleurs (62%) se disent toutefois mieux préparés que lors du premier confinement. 92% ont trouvé un espace de travail réaménagé et adapté aux circonstances tandis que 77% déclarent posséder un stock suffisant de masques et de matériel de protection.

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