Le personnel des maisons de repos a la tête sous l’eau

Le personnel des maisons de repos a la tête sous l'eau

L’Association des directeurs de maisons de repos (ADMR) a publié une étude révélant l’épuisement du personnel des maisons de repos au cours de cette période de crise sanitaire. Cette étude a été menée auprès de 96 directeurs d’établissements en Wallonie et à Bruxelles.

Une deuxième vague lourde de conséquences

Même si, dans l’ensemble, les structures de repos se sont senties mieux préparées pour faire face à la deuxième vague de Covid 19 (matériel à disposition, procédures à respecter, formation du personnel), cela n’a pas empêché certains centres épargnés par la première vague d’être durement touchés cette fois. L’étude menée par l’ADMR montre que le personnel souffre en particulier de fatigue (38 % des membres), peur (22 %) et lassitude (18 %). La crise sanitaire est bien évidemment en cause mais aussi l’absentéisme de certains médecins traitants qui “parfois viennent effectuer un soin, parfois ont carrément disparu du paysage”, a affirmé Christine Permanne, présidente de l’ADMR et directrice de la maison de repos de Châtelet, au magazine Le Vif.

- Lire aussi : La Fédération des maisons médicales et MSF aident les maisons de repos

Les centres ne sont pas écoutés

Le personnel est également affecté par le traitement médiatique qui lui est réservé. Christine Permanne regrette “des articles et reportages négatifs sur les maisons de repos plutôt que des informations axées sur ce qui s’y passe de bien et de positif”. Les problèmes financiers que rencontrent de nombreuses maisons de repos aggravent aussi la situation. En effet, 77 % des établissements (MR/MRS) des maisons de repos se vident suite à une diminution des demandes d’hébergement : “Certaines structures sont à 70 % d’occupation, ce qui est financièrement insoutenable”, s’indigne Christine Permanne.

Le ressenti global exprimé par les maisons de repos a été résumé ainsi par l’ADMR : “Un sentiment d’un manque d’efficacité dans le travail auprès des équipes. Le directeur joue au chef d’orchestre, mais ses musiciens, ne disposant que d’instruments inaccordables, ne peuvent dès lors rendre la lecture musicale harmonieuse”. L’association insiste sur l’importance de la mise en place d’un plan d’urgence sanitaire pour le futur afin de privilégier la gestion du risque et souligne l’importance des techniques de communication pour éviter un acharnement des médias.



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