Bruxelles entend lutter efficacement contre l’homophobie

Bruxelles entend lutter efficacement contre l'homophobie

La Région va mettre en place un plan d’action concret visant à lutter contre l’homophobie au travail, le harcèlement et les violences. D’après les statistiques, 3 holebis (Homosexuels, Lesbiennes et Bisexuels) sur 10 ont déjà été victimes d’une agression physique sérieuse.

En matière de lutte contre la discrimination, Bruxelles entend prendre la balle au bond. La semaine dernière, la Région était la première à mettre en place une politique de lutte contre la discrimination à l’embauche. C’est désormais l’homophobie qui est au centre des préoccupations. Sous l’impulsion de la Secrétaire d’État bruxelloise à l’Égalité des chances, Bianca Debaets, un plan d’action contre l’homophobie est en marche. Le plan se présentera sous la forme d’une approche globale et se focalisera sur plusieurs problématiques : la discrimination au travail ou dans les services, les violences ou encore le harcèlement.

Des chiffres élevés

D’après les chiffres, il en ressort que 90% des holebis ont déjà dû subir dans leur vie un incident violent. Et 3 sur 10 ont carrément été victime d’une sérieuse agression physique. Ce plan d’action contre l’homophobie est vraiment plus que le bienvenu, surtout dans en Région bruxelloise où cette problématique reste à un niveau élevé.

« Nous ne pouvons pas observer passivement les violences et discriminations que la communauté LGBTQI subit. C’est la raison pour laquelle nous prévoyons dans notre plan au moins de 23 actions qui mettent en avant des problèmes à différents niveaux, tout en apportant des pistes de solution. A ce stade, notre projet est prêt mais, dans les prochains jours, nous rencontrerons le secteur associatif afin qu’il nous aide à l’enrichir davantage avec sans doute quelques idées concrètes supplémentaires », explique Bianca Debaets.

Plusieurs actions concrètes

La Secrétaire d’État souhaite pouvoir rendre concrètes plusieurs mesures. En se basant sur différents cas de figure, elle veut y apporter une solution. Elle propose notamment de rendre concrète une mesure de remboursement de soins gynécologiques par les mutuelles, pour les hommes souhaitant changer de sexe, ce qui, à l’heure actuelle, n’est pas possible. Elle veut également lutter contre la discrimination à l’achat d’un bien immobilier, lors de la prise d’une assurance-vie, étape souvent difficile, les transgenres étant considérés comme un groupe à risque.

La police bruxelloise doit également continuer de recevoir des formations spécifiques pour appréhender correctement le problème du harcèlement de rue.

Les écoles, elles, doivent sensibiliser leurs élèves au sujet des différentes formes de sexualité et comment bien les aborder.

Le Fédéral également engagé

Pour une série de solutions, il appartiendra aussi au gouvernement fédéral d’entreprendre des démarches. La Secrétaire d’État Bianca Debaets espère que le plan d’action bruxellois puisse être une source d’inspiration pour un plan d’action national qui devrait être proposé par l’Égalité des Chances fédérale : « Il y a une très grande communauté holebi en Région bruxelloise. Des 200 – environ – associations LGBTQI belges, on en retrouve une bonne cinquantaine basée dans la capitale. Nous devons nous faire forts d’être précurseurs et garants en matière d’égalité des droits pour toutes et tous. Notre diversité est un enrichissement pour notre ville et notre société. Ce principe, il doit rayonner sur l’ensemble du pays », ponctue Bianca Debaets.



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