Collaborations non-marchand et marchand : solution ou péril ?

Collaborations non-marchand et marchand : solution ou péril ?

Un premier pas qui fait en général peur au monde associatif est le partenariat avec le secteur privé. Pourtant, la démarche est bien réelle et parfois même inévitable vu la conjoncture actuelle, la baisse des subsides publics et la demande grandissante de professionnalisation du secteur. C’est ce thème qu’a choisi d’aborder ASBLissimo, pour la prochaine journée Focus de ce 16 novembre.

Les crises financières successives, la révolution digitale, l’innovation sociale ou la valorisation de l’impact social forcent au quotidien les associations à repenser leur mode de fonctionnement. Depuis 2 ans, ASBLissimo propose des rencontres, conférences, ateliers et échanges autour des thèmes de l’innovation, la professionnalisation et la réorganisation du travail des associations.

Ce 16 novembre, ASBLissimo compte organiser la grande rencontre entre secteurs marchand et non marchand afin de mettre en lumière cette (r)évolution. Découvrez le programme de la journée : https://www.asblissimo.be/coopereraveclesecteurmarchand/

Se rendre responsable

Du côté entreprise, l’enjeu est également important. L’engagement sociétal est devenu un enjeu économique stratégique, aux formes diverses d’interaction : en plus du sponsoring, du mécénat financier ou en nature (principalement axé sur le principe de soutien – charity – contre visibilité ou légitimation des valeurs de l’entreprise) ainsi que du mécénat décentralisé/philanthropique (via les fonds et fondations d’entreprise), sont venues se greffer d’autres formes d’échange entre acteurs des deux secteurs, notamment à travers le mécénat de compétences et le volontariat d’entreprise.

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) implique immanquablement une réorganisation de leur vision par rapport au monde associatif. Pour celui-ci, les partenariats avec le secteur privé signifient une nouvelle image, à laquelle viennent se greffer deux autres dimensions :

- une dimension managériale (RH), qui vise à renforcer la cohésion, l’implication et la motivation des travailleurs de l’entreprise
- une dimension stratégique (gagnant-gagnant) : l’entreprise contribue à la professionnalisation de l’association et à sa visibilité et elle peut s’appuyer sur l’expertise et les compétences de l’association pour sa politique RSE, elle élargit son accès aux pouvoirs publics et son ouverture sur la société.

ASBLissimo, au cœur des enjeux

Persuadé que la collaboration est possible et incontournable, à l’heure où les subsides publics se font de plus en plus rares, ASBLissimo rassemblera les 2 secteurs ce 16 novembre, au Palais des Congrès de Namur. Tout au long de la journée se succéderont conférences, tables de compétences, ateliers et speedsharing à travers des thèmes tels que la préparation aux partenariats privés, la définition de sa stratégie de responsabilité sociétale ou encore la création de son réseau de mécènes. De nombreuses entreprises seront également présentes (BNP, ING, Engie, Ethias, CBC, GSK…).

- Programme de la journée
- Lien vers le site ASBLissimo
- Lien vers les inscriptions

La rédaction



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