Création d’une Maison bruxelloise de l’autisme : où en est le projet ?

Création d'une Maison bruxelloise de l'autisme: où en est le projet ?

Dès son entrée en fonction, Rudi Vervoort, nouveau ministre bruxellois en charge de la Politique d’aide aux personnes handicapées, avait déclaré qu’il souhaitait faire de l’autisme une de ses priorités. Comment ? Notamment en développant un plan de grande dépendance bruxellois et en créant une Maison bruxelloise de l’autisme. Six mois plus tard, ces dossiers ambitieux ont-ils bien avancé ? Réponses !

Mi-juillet, le nouveau Gouvernement francophone bruxellois adoptait son accord de gouvernement pour les cinq prochaines années. A cette occasion, le ministre Rudi Vervoort, en charge de la politique de l’aide aux personnes handicapées, avait dévoilé plusieurs axes sur lesquels il comptait concentrer son action au cours de la législature. Au menu, on retrouvait cette priorité : l’aide spécifique pour les personnes autistes, via notamment le développement d’un plan de grande dépendance bruxellois, en concertation avec les tous les acteurs du secteur. Autre promesse avancée par la nouvelle coalition : la création d’une Maison bruxelloise de l’autisme. Six mois plus tard, où en sont ces gros dossiers ? Cette question, Céline Fremault (cdH), Delphine Chabbert (PS) et d’autres députés l’ont posée au principal intéressé en séance plénière du parlement francophone bruxellois.

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Cocof : 350.000 euros supplémentaires

« En ce qui concerne le Plan transversal autisme et la future Maison bruxelloise de l’autisme, chaque entité s’est engagée, dans le respect des compétences de la Commission communautaire française et de la Commission communautaire commune, à mener des actions précises », a annoncé Rudi Vervoort. Concrètement, la Cocof, soutenue par un budget de plus de 350.000 euros supplémentaires, planche sur des mesures visant à développer mais également à soutenir davantage les actions de dépistage, d’accompagnement, d’inclusion scolaire, de soutien au répit et d’organisation d’activités de loisirs et extrascolaires.

Pour se faire, une série d’associations actives dans le secteur ont été sollicitées afin d’apporter leur regard et expérience. « Dans ce cadre, dès 2020, le service Phare subventionnera la mise en place d’activités portées par les asbl Dynam’Autes et Terre des 4 Vents, ainsi que le renforcement des activités du service universitaire spécialisé pour personnes avec autisme (SUSA-Bruxelles) dans le domaine de l’inclusion scolaire », a-t-il rajouté.

La Commission communautaire commune, de son côté, se penche sur la possible création d’un centre de rééducation. « En matière de répit, l’agrément de l’asbl Intermaide sera ajusté cette année pour permettre la prise en charge de personnes de grande dépendance, dont des personnes en situation d’autisme, sept jours sur sept au lieu de cinq jours sur sept actuellement. Un subventionnement supplémentaire sera bien sûr alloué afin de mener à bien cette extension de mission. »

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Un lieu pour les parents et les professionnels

Du côté du fameux dossier de la Maison bruxelloise de l’autisme, le mandataire politique assure que de multiplies contacts ont été établis et ce notamment avec la Ville de Bruxelles, qui pourrait être partenaire de la région dans ce projet. « La Ville de Bruxelles, qui gère plusieurs hôpitaux, souhaite apporter sa contribution et m’a sollicité afin que nous puissions travailler en bonne entente », a-t-il déclaré à l’assemblée. « Il est encore un peu tôt pour vous communiquer les détails pratiques, car nous devons avant tout disposer d’une approche coordonnée avec l’ensemble des acteurs du secteur. »

Une chose est, par contre, un peu plus précise : la mission centrale de la structure se concentrera sur deux points : le dépistage et l’information. Pour Rudi Vervoort, il est ainsi capital que les « parents qui sont en première ligne et les acteurs soient informés en permanence et sensibilisés à l’importance d’un dépistage aussi précoce que possible. » Et de rajouter : « Le fait d’être informé est un bon point de départ, et l’idée de la Maison de l’autisme part vraiment du constat qu’il n’existe pas aujourd’hui de lieu consacré à l’information et à l’orientation des parents. »

Lors de son intervention au parlement, le ministre a également pointé l’importance de mener une sensibilisation des professionnels du secteur, comme les médecins, les pédiatres, les infirmières ou bien encore les puéricultrices. Actuellement, ils sont toujours trop nombreux à ne pas être correctement formés sur la question de l’autisme.

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Commentaires - 1 message
  • Des promesses toujours des promesses !!! Àducatrice spécialisée de formation et maman d'une enfant de 9 ans avec autisme, je me dis que depuis le diagnostique de ma fille il y a 4 ans rien n'a beaucoup bouger, des promesses sur des plateaux comme CAP48 oui mais rien d'autres, des discussions du blabla mais pas d'actions !!! Nous avons 50 ans de retard sur pas mal de pays et rien ne bouge !!!!! En attends toujours des solutions trouvées par des parents, par des écoles mais rien des pouvoirs publiques !!!!! Monsieur Vervoot va balader sont monde comme le reste des politiques en Fédération Wallonie Bruxelles

    tchounette14 mercredi 5 février 2020 09:27

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