Inédit dans la région : l’ULB lance un centre dédié à l’autisme

Inédit dans la région: l'ULB lance un centre dédié à l'autisme

Ce mercredi 12 juin a été inauguré à l’ULB un nouveau centre de recherche sur l’autisme dont le but est d’accompagner la compréhension de l’autisme pour l’aider à s’intégrer mieux dans la société. Une initiative qui permettra de développer des outils qui aideront les personnes autistes à se développer le plus aisément possible.

La première fois que l’autisme a été conceptualisé en tant que tel, c’était durant l’année 1943 par le biais de l’étude de Léo Kanner « Autistic disturbances of affective contact » (Les perturbations autistiques des contacts affectifs ». Bien que de plus en plus médiatisé et donc « démocratisé », l’autisme reste encore un trouble de comportement qui fait peur et qui est mal perçu. En soit, il reste encore une névrose de notre société et au final il y a eu peu d’avancées depuis 1943 en termes d’acceptation et de compréhension bien que touchant un nombre de personnes plus importants que ceux diagnostiqués. Pour cela, l’ULB vient d’ouvrir ce mercredi 12 juin un centre unique de recherche.

Un espace pensé et construit avec des personnes autistes

L’université libre de Bruxelles a inauguré le mercredi 12 juin un centre d’étude unique dans la région offrant un environnement apaisant et adapté. Le projet ACTE (Autisme et Contexte : Théorie et Expérience) de l’ULB est né en 2015 avec comme objectif de contribuer à mieux comprendre et appréhender l’origine ainsi que la nature des différents troubles comportementaux liés à l’autisme. « Ses espaces flambant neufs ont été réfléchis et aménagés avec des personnes autistes et leurs familles, en prenant en compte leurs besoins spécifiques et leurs particularités sensorielles », précise l’ACTE.

La structure est destinée à faciliter l’insertion dans la société mais aussi dans le milieu scolaire des adultes comme des enfants autistes. Il y a aussi une volonté de rompre avec le côté « expérimental » pour rendre le projet le plus agréable possible. Tout y est alors pensé pour. Des lumières tamisées pour créer une ambiance douce et sécurisant. Des espaces pensés comme des refuges relaxants où les sons sont adoucis. En effet, l’environnement doit être construit de manière à créer un espace où le flux d’informations est limité pour créer un apaisement neuronal. En effet les personnes autistes n’appréhendent pas de la même manière leur environnement. Il est alors nécessaire de créer un environnement qui va aider et être là pour accompagner le développement et la compréhension des personnes autistes. De plus, c’est une structure nécessaire à l’avancée de la perception de l’autisme. Le nouveau centre ACTE souhaite accueillir des rencontres scientifiques, des associations et des aidant proches.

Mieux comprendre l’autisme pour une meilleure société

« Si les gens comprenaient mieux l’autisme, les choses seraient beaucoup plus simples pour nous », a confié Yassine, à la RTBF.

En effet l’autisme est encore regardé avec un œil accusateur. Un œil qui dit que la personne en face de moi est différente de moi et qu’elle me dérange. Bien souvent l’autisme est confondu avec une maladie, alors qu’il s’agit en vérité d’un trouble comportemental. Un trouble qui, dans certains cas, n’est pas assez vite diagnostiqué. Certaines personnes vivent toute leur vie avec sans le savoir.

En effet l’autisme peut se référer à plusieurs caractéristiques :
- Des compétences cognitives particulières : pour certaines personnes, capacité de mémoire hors du commun dans certains domaines, mais aussi difficulté de s’organiser dans ses tâches, de planifier, à synthétiser…
- Des particularités sensorielles : une hypersensibilité, la recherche de stimulations sensorielles souvent inhabituelles (se balancer, tourner sur soi-même, rechercher des effets lumineux…)
- des troubles de la motricité et de la posture : difficultés de coordination des gestes, marche sur la pointe des pieds, raideur dans la démarche, difficultés pour le graphisme, l’écriture…
- L’autisme peut être également associé à une déficience intellectuelle, à l’épilepsie, à des troubles anxieux ou dépressifs, des troubles du sommeil, une hyperactivité ou un manque d’empathie pour l’autre.

Il est donc nécessaire que des lieux de recherches comme celui-ci s’ouvre non seulement pour accompagner les personnes diagnostiquées dans différentes démarches, mais aussi pour les personnes souffrant d’une forme d’autisme et qui ne le savent pas pour autant. Comprendre l’autisme permettra alors de mieux l’appréhender dans les sociétés certes mais cela permettra également de mieux se comprendre.

B.T.



Commentaires - 1 message
  • Il faut arrêter avec le manque d'empathie des autistes. Les autistes sont tout à fait capable de comprendre les émotions des autres, et d'exprimer les leurs... Ils vont seulement le faire d'une manière différente. Ils ont simplement des difficultés à décoder l'expression de certaines émotions, et à y réagir socialement de manière "adéquate". Par exemple, quand quelqu'un pleure, savoir s'il faut le prendre dans ses bras, le laisser tranquille, éventuellement parler moins fort, etc.

    Marc13 mardi 18 juin 2019 20:36

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