De Block réagit aux critiques du projet de fermeture de 17 maternités

De Block réagit aux critiques du projet de fermeture de 17 maternités

Selon une analyse du Centre fédéral d’expertise, notre pays compte plus de maternités que nécessaire. Pour Maggie De Block, une réforme s’impose et cela offre des opportunités. « Nous dépensons plus d’argent que nécessaire pour les maternités alors que dans d’autres domaines des soins de santé, il y a une pénurie de ressources », a déclaré la ministre. « En réduisant le nombre de maternités, nous pourrons investir davantage dans ces domaines. » Découvrez la totalité de sa déclaration.

En 2018, le Centre fédéral d’expertise (KCE) a déclaré que notre pays comptait 600 lits de maternité de trop, sur un total d’environ 3.000 lits. Si rien ne change, l’excédent passera à environ 1.000 lits de maternité en 2025. Notre système de santé ne peut pas se permettre un tel gaspillage de ressources.

La ministre De Block : "Nous associons la maternité à la naissance et au bonheur. Parler d’un manque d’efficacité dans ce contexte peut sembler très commercial, mais c’est absolument nécessaire. Nous dépensons actuellement plus d’argent qu’il n’en faut pour les maternités, ce qui laisse moins d’argent qu’il n’en faut pour les autres services de santé. Ce n’est qu’en dépensant chaque euro aussi efficacement que possible que nous pourrons encore améliorer les soins pour nos citoyens."

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Trop de maternités, et si c’était le cas ?

A première vue, le fait qu’il y ait trop de maternités ne semble pas poser de problème. Mais c’est le cas. Pour qu’une maternité reste ouverte, on a besoin de prestataires de soins en permanence, qu’il s’agisse d’un grand ou d’un petit service. On ne peut pas affecter les prestataires de soins de santé de ce service ailleurs, pas même au cours des "périodes plus calmes" : les naissances ne sont pas planifiables. Et ce, malgré le fait qu’il y ait une pénurie de soignants dans de nombreux autres services, par exemple en gériatrie ou en soins de revalidation.

En plus du personnel, chaque maternité nécessite également un investissement minimum en équipements et en infrastructures. Par conséquent, les coûts fixes par accouchement sont beaucoup plus élevés pour les petites maternités que pour les services où de nombreux accouchements ont lieu. Le fait de travailler avec des services plus importants réduit le coût sociétal moyen par accouchement et libère des ressources à investir ailleurs. De plus, les grandes maternités peuvent offrir aux (futurs) parents un meilleur cadre avec plus d’expérience et d’expertise que les petits services.

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Transposition en politique

Dans son rapport, le KCE affirme que 17 petites maternités de notre pays peuvent être fermées sans problème. La qualité des soins est déjà très bonne aujourd’hui et ne peut que s’améliorer avec des services plus importants, avec plus d’expertise et un meilleur encadrement. L’accessibilité reste également garantie pour tout le monde avec au moins une maternité à une demi-heure de route.

La ministre De Block : "Il appartient maintenant à tous les décideurs de collaborer avec le secteur sur ce rapport et de traduire les recommandations en politiques concrètes. Cela promet de ne pas être facile, mais il s’agit d’une opportunité incroyable : nous pouvons réduire le coût moyen par accouchement pour la société et investir davantage dans d’autres domaines de soins. Cela s’inscrit pleinement dans le cadre des réformes que nous avons engagées dans le secteur hospitalier ces dernières années."

Un communiqué de Maggie De Block



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