Enfants handicapés : la rentrée des classes, une joie ?

Enfants handicapés : la rentrée des classes, une joie ?

C’est la rentrée des classes ! Tous les petits écoliers reprennent le chemin de l’école, nouveaux cartables au dos et souvenirs de vacances à partager avec les copains. Pour les enfants handicapés, la rentrée des classes peut se dérouler différemment. Manque de places, trajets lourds et compliqués… La Belgique, mais aussi sa voisine française, ont du mal à fournir des moyens concrets à ces élèves.

Ça y est ! LA rentrée des classes est amorcée. De nouveaux les courts se remplissent de petits écoliers avides d’apprendre. Mais est-ce si facile pour tous les élèves ? Non. Plusieurs écoliers restent sans accès à un enseignement de qualité, faute de moyens. Si la Belgique commence à prendre à bras le corps la question, la majorité des jeunes enfants en situation de handicap ne peut, elle, accéder à une éducation de qualité. Le pays est-il le seul dans cette situation ? Non, si l’on en croit les appels de l’Unapei, fédération française d’associations de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles. Elle dénonce le manque cruel de moyens.

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Un appel récurrent

L’Unapei se bat constamment pour sensibiliser les politiques français aux besoins des enfants en situation de handicap, mais chaque rentrée ressemble à la précédente. « Comme chaque année, on passera sous silence le scandale de milliers de jeunes handicapés qui n’ont aucune solution de scolarisation, bénéficient d’un temps faible d’école ou doivent patienter sur les listes d’attente des établissements spécialisés », précise la fédération dans une tribune.

Des familles se retrouvent dans l’embarras, arrivée la rentrée scolaire. L’Unapei tacle les politiques françaises, qui ne prennent pas en compte ces élèves et n’injectent pas assez de moyens. « On vend aux Français le rêve d’une école ouverte à tous qui ne se réalise pas dans les faits, à cause du manque de moyens humains et financiers. »

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Des recrutements

Du côté des politiques et de la secrétaire d’état française en charge, Sophie Cluzel, on se défend en expliquant qu’on essaie « d’anticiper au maximum ». Cette rentrée 2018 a donc fait l’objet de plusieurs recrutements, qui ne sont pas encore terminés. Ainsi, comme l’explique Sophie Cluze à RTL Infol, « 3.584 postes supplémentaires d’accompagnants d’enfant en situation de handicap (AESH) en équivalent temps-plein ont été créés cette année ». Une ligne téléphonique a également été mise sur pieds, pour les parents qui font face à des situations problématiques.

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Un problème qui prend de l’importance

Cette rentrée scolaire, 340.000 écoliers en situation de handicap sont attendus dans les écoles ; soit 6% de plus que l’an dernier. Sur ces 340.000, 175.000 ont besoin d’un accompagnement, soit 13% de plus que l’année précédente. Pour ces écoliers, un total de 110.000 accompagnants a été prévu, certains s’occupant de plusieurs élèves. « On ne nie pas les efforts consentis, mais il y a effectivement des difficultés qui persistent qui ne seront pas levées à la rentrée ni même à court terme », a indiqué à l’AFP Emmanuel Jacob, chargé des questions de scolarisation à l’Unapei.

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Et en Belgique ?

Si la situation en France semble désespérée, la Belgique n’est, elle , pas en reste. En ce qui concerne le pays, la politique se tourne de plus en plus vers l’inclusion, plutôt que la création d’établissements spécialisés. Cependant, comme en France, les places dans l’enseignement ne sont pas légion. Si des progrès ont été fait, notamment grâce à la création de plusieurs classes spécialisées dans l’enseignement ordinaire, le combat des parents pour la scolarisation de leurs enfants continue.

La rédaction



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