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Le droit à l'avortement remis en cause en Italie

05/09/07
Le droit à l'avortement remis en cause en Italie

Le débat sur le droit à l’avortement a été relancé en Italie après les révélations sur un accident médical survenu en juin dernier, à l’hôpital San Paolo de Milan, lors d’une interruption de grossesse thérapeutique.

L’intervention visait à supprimer une jumelle atteinte du syndrome de Down (trisomie 21), lors de la grossesse gémellaire d’une femme de 38 ans. Or, les médecins ont pratiqué l’interruption de grossesse sur le foetus « sain ». Ceux-ci ont expliqué leur erreur par le fait que les deux foetus auraient changé de position entre l’examen et l’intervention.

Bien que la justice ait ouvert une enquête, les opposants à l’avortement en ont profité pour comparer cette affaire d’avortement sélectif « raté » à un cas d’eugénisme.

L’Osservatore romano, le quotidien du Vatican, estime ainsi, sous le titre "Vous n’avez pas le droit", que dans cette affaire "c’est l’eugénisme qui impose ses lois, c’est la culture de la perfection qui impose d’exclure tout ce qui ne semble pas beau, resplendissant, positif, enjôleur".
"Aucun homme n’a le droit de supprimer une autre vie, aucun homme n’a le droit de se substituer à Dieu. Sous aucun motif. Et pourtant, des innocents continuent à mourir", écrit encore le quotidien jugeant le choix de la mère "illégitime bien que légal".

Certains opposants à l’avortement dont la sénatrice catholique de gauche et proche du Vatican, Paola Binetti, ont même jugé opportun de revoir la loi sur l’avortement votée en 1978. La loi italienne autorise l’interruption de grossesse dans un délai de trois mois, sauf en cas d’anomalie du foetus ou lorsque la santé physique ou morale de la mère est en danger.
La ministre de la santé, Livia Turco, a quant à elle défendu cette loi la jugeant même « très sage ».



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