Les exposés non-infectés du SIDA
Une petite proportion de personnes surexposés au virus du SIDA ne développent pas la maladie, depuis parfois 20 ou 25 ans. Des chercheurs ont levé un pan de voile sur cette énigme.
Alors que d’autres meurent quelques années après avoir contracté le virus, 5 à 15% de la population à risque (travailleurs du sexe, toxicomanes) restent séronégatifs, malgré plusieurs années d’exposition sans protection. Les biologistes les appellent les "ENI", exposés non-infectés.
Des chercheurs de l’institut Pasteur et de l’hôpital Binh Trieu, au Vietnam, ont étudié le cas de 37 toxicomanes vietnamiens ENI. Des cellules tueuses (ou "natural killer"), présentes naturellement dans l’organisme, bloquaient chez eux non seulement la propagation, mais détruisaient aussi les cellules déjà infectées. Les chercheurs ont démontré que l’activité de ces cellules étaient non seulement supérieure à celle des toxicomanes infectés, mais également à celles d’une population saine.
Il reste encore à découvrir la cause de cette superstimulation.
(source : Libération)
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