Non, les maisons médicales ne coûtent pas plus cher

Non, les maisons médicales ne coûtent pas plus cher

Une récente étude de l’Agence intermutualiste (AIM) prouve la plus-value des maisons médicales dans le paysage des soins de santé en Belgique. Mais surtout, l’étude démontre que, contrairement à la croyance, ces structures ne sont pas plus chères que les prestations à l’acte.

Alors que la ministre de la santé a commandité un audit du secteur des maisons médicales afin d’en évaluer l’impact réel, une récente étude de l’Agence intermutualiste (AIM) prouve que les maisons médicales forfaitaires, en plus d’être un acteur incontournable du paysage des soins de santé, ne coutent pas plus cher que les prestations à l’acte.

Une première ligne plus présente

Dans l’étude effectuée par l’AIM, les montants en première ligne de soins (médecine, kinésithérapie, soins infirmiers) sont plus importants que ceux des structures au forfait, mais le surcoût est compensé par les économies réalisées en deuxième ligne (médication, prise en charge hospitalière, institutions, etc.). Pour les premiers, les dépenses au forfait sont de 413 euros par an par personne, contre 210 euros pour les prestations à l’acte. Pour les seconds, les dépenses sont de 1.661 euros par an pour les maisons médicales et de 1.870 euros pour les prestations à l’acte.

Plus avantageux et qualitatif pour les patients

L’étude démontre également que pour le patient, les maisons médicales forfaitaires sont plus avantageuses car il n’y a pas de ticket modérateur en première ligne et, puisque dans les structures forfaitaires, la deuxième ligne est moins présente, les frais sont moindre pour les patients.

De plus, en matière de qualité des soins, les maisons médicales se démarquent également. La vaccination des seniors contre la grippe, ainsi que le dépistage du cancer du sein sont plus fréquents. De même, la prise en charge des personnes diabétiques y est meilleure.

Tournées vers un public précarisé

Un autre avantage du système forfaitaire est qu’il est largement accessible à un public plus précarisé sur le plan socio-économique, souvent contraint de reporter des soins qu’il ne peut s’offrir. L’AIM recommande cependant, que pour une prise en charge optimale, les structures renforcent leur base légale et elle encourage « la reconnaissance de la plus-value de ce modèle forfaitaire face à la problématique du report de soins et de l’accessibilité aux soins des populations précarisées. »

Un audit

Il y a à présent un an, la ministre de la Santé, Maggie De Block, a lancé un audit du secteur afin d’en évaluer l’impact réel. Avant d’avoir les résultats, la ministre a également instauré un moratoire, interdisant la création de nouvelles structures jusqu’à nouvel ordre. Entre temps, une étude révélait la plus-value indéniable de ces structures qui sont très accessibles et offrent des soins de qualité. La Fédération des maisons médicales, elle, annonçait rechercher des alliances afin de proposer un meilleur soutien au secteur.

Que dit la ministre ?

Selon le cabinet De Block, cette étude constitue un complément utile à l’audit que nous avons demandé. « Nous allons combiner les deux analyses pour arriver à une image correcte afin de pouvoir prendre les mesures adéquates. Le rapport d’audit définitif est attendu pour le début de l’année prochaine ». Selon le cabinet, l’étude démontre que les soins de première ligne coûtent le double en maison médicale. Le cabinet s’interroge aussi sur la conclusion émise et selon laquelle les soins de deuxième ligne seraient moins chers en maison médicale.

La rédaction



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