Aide à la jeunesse : un refinancement spolié à la dernière minute !

Aide à la jeunesse: un refinancement spolié à la dernière minute !

Une importante réforme du secteur de l’Aide à la jeunesse est entrée en vigueur au début de cette année. Depuis lors, l’Inter-Fédérations de l’Aide à la Jeunesse n’a de cesse d’interpeller l’administration et son ministre de tutelle, Rachid Madrane, afin d’obtenir des précisions pratiques pour la mise en œuvre de cette réforme.

Les circulaires ministérielles interprétatives tant attendues sont enfin arrivées et le constat est clair : elles ne respectent pas l’esprit de la réforme et pénalisent les jeunes et leur famille, les services et les travailleurs en fin de carrière.

Les soins de santé des enfants et des jeunes hébergés sont visés. L’intention du Ministre étant de renforcer le caractère supplétif de l’Aide à la jeunesse, l’intervention financière est désormais limitée à l’unique intervention de la mutuelle. Les frais supplémentaires doivent donc être couverts par la subvention journalière reçue par les services, laquelle est largement insuffisante pour la couvrir. Les sommes peuvent en effet encore être extrêmement importantes notamment en cas d’hospitalisation, de maladies graves ou encore pour des soins nécessaires au bon développement de l’enfant, tels l’orthodontie, la logopédie, l’orthopédie, etc.

Il existe donc une véritable inégalité de traitement entre les enfants et les jeunes de l’Aide à la jeunesse et les autres.

Les subventions pour le fonctionnement des services sont aussi dans le viseur. Si l’Inter-Fédérations se réjouit de la revalorisation obtenue pour 2019 (à hauteur de 3% alors qu’elle réclame une revalorisation de 15% depuis 15 ans), l’interprétation faite par le Ministre revient à annihiler les effets positifs de cette augmentation. Le nouveau système va entraîner une augmentation de plus de 10% des dépenses de fonctionnement.

Enfin, les travailleurs en fin de carrière sont malmenés. Suite à la modification du mode de subvention des prépensions, l’employeur qui accepterait les demandes de ses travailleurs mettrait à mal les finances de son service.

Tout au long des discussions sur la réforme du secteur, le Ministre a tenu à rassurer : la réforme n’aura aucun impact financier sur les services. Le constat est tout autre et vivement déploré par le secteur !

Inter-Fédérations de l’Aide à la Jeunesse



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