De l’importance de reconnaitre la formation en alternance

De l'importance de reconnaitre la formation en alternance

La formation en alternance est une filière non-négligeable de création d’emploi en Belgique. Malheureusement, elle est encore trop peu reconnue par les politiques et promue sur le terrain. Le ministre en charge à la Région bruxelloise, Didier Gosuin, souhaite que les mentalités changent.

La formation en alternance gagnerait à être mieux reconnue et les employeurs à franchir le pas. C’est ce que souhaite le ministre en charge bruxellois, Didier Gosuin. Alors qu’en Suisse, la pratique est monnaie courante et engendre des résultats plus qu’encourageants, la Belgique rechigne à sauter le pas. Dommage, quand, d’après les statistiques, 80% des jeunes formés à l’alternance trouvent un emploi au sortir des études.

Sauter le pas

Ce 23 novembre, dans le cadre de la Semaine Européenne des Compétences, le monde patronal, réuni à la FEB, louait les vertus de la formation en alternance. "La formation en alternance est la forme d’apprentissage du futur", a souligné jeudi Alain Dehaze, Global CEO de The Adecco Group.

De son côté, Pieter Timmermans, CEO de la FEB, estime également que la formation en alternance est un outil incontournable pour lutter contre le chômage des jeunes.

Si Didier Gosuin, ministre bruxellois de l’Economie, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, se félicite des discours prononcés ce matin en faveur de l’alternance, il attend encore le passage à l’acte des employeurs. « En Région bruxelloise, 150 jeunes engagés dans le parcours de la formation à l’alternance sont toujours à la recherche d’un patron. Quand on sait que 80% des apprenants qui terminent leur formation en alternance trouvent un emploi, on se doit de booster encore plus l’alternance. C’est un système qui a fait ses preuves, notamment chez nos voisins allemands et suisse qui l’utilisent depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, il faut que le monde économique dépasse les discours de bonnes intentions et s’investissent pleinement dans la formation en alternance en prenant en nombre des jeunes en stage », détaille Didier Gosuin.

Une nouvelle formation à Bruxelles

Le ministre l’annonçait en juin dernier : une nouvelle formation a vu le jour à Bruxelles. Un nouveau Master, en partenariat ICHEC-CAM, qui vise à former de futurs Business Analysts, un métier en forte demande sur le marché du travail bruxellois. « A l’heure de l’économie digitale, explique Didier Gosuin, de nombreuses entreprises sont engagées dans une transformation numérique demanderesse de main d’œuvre qualifiée. Notre pays et la Région bruxelloise connaissent un déficit chronique de main d’œuvre dans le secteur des TIC. Y répondre est l’un des objectifs du Plan NextTech, première stratégie de soutien à l’entrepreneuriat numérique pour Bruxelles adoptée à mon initiative en février dernier. »



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.