Premier bilan pour le parcours d’intégration bruxellois

Premier bilan pour le parcours d'intégration bruxellois

L’asbl Bapa BXL établit un premier bilan de ses activités sur l’année écoulée. Environ 1.200 personnes ont fréquenté les locaux de l’asbl, dont l’objectif principal est de proposer un parcours d’intégration aux primo-arrivants, rendu obligatoire par la Région en 2016.

L’asbl Bapa BXL, créée en 2016 suite à l’ordonnance qui rend obligatoire le parcours d’intégration pour tout primo-arrivant sur le territoire bruxellois, établit un premier bilan. L’asbl a accueilli 1.200 personnes et devraient pouvoir compter sur 2.000 accueils d’ici l’année prochaine. Comprenant une évaluation de la situation personnelle de la personne et des cours de français ou de néerlandais si nécessaire, le parcours vise à offrir à un maximum de personnes la possibilité de s’intégrer au mieux sur le territoire.

Un premier bilan

Après une année d’existence, le Bapa BXL fait un premier bilan du suivi. Jusqu’à présent, 1.200 personnes ont franchi le seuil de l’asbl. Augmentation conséquente, puisqu’en janvier dernier, seules 302 personnes avaient fait appel à l’association. « C’est un chiffre positif selon moi. Après un peu plus d’un an, nous pouvons être satisfaits. Il y a une véritable évolution positive de notre recensement. D’autant plus qu’il y a un nombre de suivis plus important puisque le comptage des bénéficiaires redémarre à zéro après chaque année », explique la directrice de Bapa BXL, Christelle Sermon, à la DH.

Des conditions à remplir

N’entre pas au BApa BXL qui veut, certaines conditions sont à remplir. 20% des personnes recensées n’entrent pas dans les conditions et doivent dès lors patienter avant de refaire une demande ou elles sont réorientées. « Chaque personne reçoit au moins une réponse. Dans un certain nombre de cas, les personnes ne peuvent pas commencer le parcours tout de suite et doivent patienter. On est tout de même au-dessus des 1.000 personnes participantes », précise C. Sermon à LA DH.

Des abandons

Certaines personnes abandonnent également à mi-parcours. Actuellement, l’association a dû faire face à 50 abandons, chiffre dérisoire. « C’est très peu, même si c’est difficile à analyser, car on doit bien tenir compte de la durée du parcours des personnes. Celui-ci peut varier. On a aussi les gens qui s’arrêtent momentanément pour rentrer chez eux, puis le reprennent. »

Un projet qui suscite de vives réactions

Déjà débattu en 2016, l’avant-projet d’ordonnance avait finalement été approuvé et le feu vert donné pour créer l’asbl. Néanmoins, le parcours d’intégration est loin de faire l’unanimité et les débats vont bon train concernant le projet d’ordonnance. En cause, un manque d’organisation et de suivi. Le nombre de places prévues par les trois centres (BON en Région néerlandophone, Via et Bapa du côté francophone) est également sujet à discussions. Aujourd’hui, l’asbl Via compte 1.800 personnes et BON en est à 3.500 accueils.

La rédaction



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