A Bruxelles, la prévention des IST est une priorité

A Bruxelles, la prévention des IST est une priorité

Jeudi 22 février avait lieu l’inauguration des nouveaux locaux de la Plateforme prévention sida. Le projet a dernièrement été choisi pour contribuer au Plan de promotion de la santé 2018-2022 de la ministre bruxelloise de la santé Cécile Jodogne. Elle a donc profité de l’inauguration pour réaffirmer ses priorités en matière de prévention des infections sexuellement transmissibles (IST).

Il y a quelques mois, la ministre bruxelloise de la santé Cécile Jodogne lançait son Plan de promotion de la santé 2018-2022. Celui-ci a été réalisé en collaboration avec le secteur et met en place des priorités comme la prévention contre les maladies sexuellement transmissibles. Suite à ce Plan, un appel à projets a permis à la Plateforme prévention sida et à 37 autres services de promotion de la santé d’être subventionnés par la COCOF. Les nouveaux locaux de la Plateforme prévention sida ont donc été inaugurés mercredi 21 février et elle développera son programme sur 3 ans au minimum.

Une inauguration qui tombe à pic

Cette inauguration intervient à un moment clé pour le secteur de la promotion de la santé à Bruxelles puisque le Plan de promotion de la santé 2018-2022 a été approuvé au mois de juin dernier par le gouvernement francophone bruxellois. C’est sur la base de ce plan que des appels à projets ont été lancés, permettant à 38 dossiers de bénéficier d’une décision favorable du Gouvernement.

Ainsi, 1 service d’accompagnement, 7 services de support, 26 acteurs et 4 réseaux de promotion de la santé contribueront à la mise en œuvre du Plan de promotion de la santé. La Plateforme prévention sida fait partie des acteurs désignés et pourra développer le programme qu’elle a élaboré au cours des 3 années à venir grâce à une subvention de la COCOF. En cas d’évaluation positive, elle bénéficiera de 2 années supplémentaires.

La prévention des IST : une priorité du Plan

"La prévention des infections sexuellement transmissibles constitue l’une des priorités thématiques du Plan de promotion de la santé", précise la ministre, Cécile Jodogne. Elle a également insisté sur le fait qu’une politique de santé efficace à Bruxelles passait par une plus grande simplicité et une meilleure lisibilité du secteur socio-sanitaire : "Au gré de mes multiples rencontres et échanges avec le secteur associatif, j’ai encouragé les divers services existants à développer les ponts, les synergies et les collaborations afin de travailler au maximum en complémentarité et de développer des actions toujours plus efficaces et plus cohérentes."

Une fusion des équipes

La ministre a également tenu à féliciter les équipes de la Plateforme et du service VIH/sida du Siréas, pour avoir été jusqu’au bout de la concrétisation de leur fusion. Le résultat ne pourra selon elle qu’améliorer la qualité du travail réalisé en faveur des publics bénéficiaires. Elle ajoute : "J’espère que d’autres acteurs pourront s’inspirer de cette expérience pour, à leur tour, définir des modalités de rapprochement permettant une utilisation optimale et rationnelle des moyens disponibles."

De nouveaux outils contre le VIH

Ces dernières années, les soignants, mais aussi les acteurs de la prévention, ont pu compter sur de nouveaux outils pour lutter contre le VIH. Le paradigme de la prévention combinée (qui consiste à encourager la combinaison entre le port du préservatif, le dépistage régulier et un traitement) est désormais partagé par tous les acteurs. Les données épidémiologiques disponibles permettent d’espérer un réel infléchissement de la courbe de l’épidémie.

Le dépistage délocalisé semble quant à lui constituer une stratégie de proximité adaptée pour rentrer en contact avec des populations vulnérables, échanger avec elles au sujet des risques et de la prévention et leur proposer un test et une remise rapide du résultat. Cécile Jodogne se positionne en faveur de cette méthode. "Le dépistage délocalisé et, je l’espère, bientôt démédicalisé ne doit pas remplacer l’information, la formation, ou le counseling, mais il constitue un outil essentiel, complémentaire aux interventions plus classiques. Il doit aussi être l’occasion d’un recueil de données quantitatives et qualitatives permettant de mieux cerner les profils des personnes, leurs prises de risques et les stratégies qu’elles mettent en place, ou non, pour se protéger."

Un besoin important de prévention à Bruxelles

Bruxelles, comme de nombreuses grandes villes en Europe et ailleurs, concentre une série de caractéristiques qui rendent les besoins en termes de prévention particulièrement importants. Parmi les 915 personnes diagnostiquées positives en Belgique en 2016, un quart réside en Région bruxelloise. On sait par ailleurs que les cas d’infections sexuellement transmissibles augmentent d’année en année.

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