Accueil des migrants : 360.000 euros pour la Porte d’Ulysse

Accueil des migrants: 360.000 euros pour la Porte d'Ulysse

La Porte d’Ulysse, centre d’hébergement pour les migrants du parc Maximilien, va recevoir 360.000 euros de la part de la Région bruxelloise. Un coup de pouce qui va permettre au dispositif géré par la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés d’être financé jusqu’au mois d’août.


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La Région bruxelloise vient de débloquer la somme de 360.000 euros afin de soutenir financièrement jusqu’au mois d’août la Porte d’Ulysse, le dispositif d’accueil de nuit de la Plateforme citoyenne, apprend-on dans le journal Le Soir. Une excellente nouvelle pour la structure qui héberge entre 300 et 350 migrants chaque nuit.

En effet, les financements dont elle jouissait au préalable allaient s’arrêter le 30 juin prochain. « A quelques jours de l’échéance, la Plateforme, qui emploie 25 personnes pour faire tourner le dispositif, s’inquiétait d’un retour contraint à une formule 100 % bénévole, plus précaire. La somme permettra de couvrir les frais jusqu’au mois d’août », peut-on lire dans le quotidien belge.

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Une responsabilité du gouvernement fédéral...

Et après le mois d’août ? Rien n’est moins sûr. Il faudra voir quelles positions, dans ce dossier, prendront les futurs gouvernements bruxellois et fédéral. En effet, l’accueil des migrants est avant tout une compétence fédérale et le gouvernement précédent ne prenait pas ses responsabilités. Dans ce contexte, la Région bruxelloise avait fait le choix de pallier ce manquement, comme nous expliquait il y a peu Céline Frémault, ministre bruxelloise sortante en charge de l’Action sociale et de la Lutte contre la pauvreté.

« Aujourd’hui, la question du sans-abrisme à Bruxelles, c’est 70% de migrants. J’aurais pu pratiquer une politique bête et méchante et décider de ne pas financer l’accueil des migrants... Ce que j’ai évidemment refusé de faire. Vous savez, j’ai saisi 15 fois le comité de concertation par rapport à la question des Roms, des migrants », s’était indignée Céline Frémault. « J’avais face à moi un secrétaire d’état à l’Asile et à la Migration qui me lisait des lettres d’avocats. Il n’a jamais souhaité collaborer avec nous pour trouver une solution. »

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