Accord pour le non-marchand : vers les premières concertations

Accord pour le non-marchand : vers les premières concertations

La ministre de l’Emploi en Wallonie a apporté des précisions concernant le calendrier des négociations de l’accord pour le non-marchand. En juillet, la Wallonie avait annoncé une enveloppe de 260 millions d’euros pour revaloriser les travailleurs du secteur, en particulier ceux de la santé et du social.

La ministre Christie Morreale a donné ce 29 septembre quelques détails sur le calendrier de l’accord pour le non-marchand et la répartition de l’enveloppe. En juillet 2020, le gouvernement wallon avait en effet débloqué un total de 260 millions d’euros pour la période 2021-2024. L’accord vise à soutenir financièrement les secteurs de la santé et du social, notamment à travers une revalorisation des salaires de ces travailleurs. Il doit aussi servir à améliorer les conditions de travail et à créer des emplois, tout en réformant les normes institutionnelles pour un meilleur bien-être.

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Objectif : inscription budgétaire en 2021

À la demande en commission de la députée Alda Greoli (cdH), la ministre de l’Emploi a apporté des précisions sur le calendrier de l’accord. Les premières négociations entre les partenaires sociaux députeront dès cet automne. Ces derniers jours, les collaborateurs de la ministre ainsi que l’AViQ, les SPW Intérieur et Action Social, Économie Emploi Recherche et Secrétariat Général se sont préalablement rencontrés. L’objectif des réunions étaient de préparer les concertations tout en mettant à jour le cadastre de l’Emploi non-marchand qui doit servir de base à l’accord.
En débutant les négociations prochainement, la ministre espère une première inscription budgétaire en 2021. Elle s’est dit concernée par le fait de trouver une répartition rapidement afin que l’accord garde tout son sens.

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Vers une première répartition de l’enveloppe ?

Christie Morreale a également apporté quelques éléments de réponse quant à la distribution des 260 millions d’euros. D’abord, chaque mesure devra être précisément budgétisée. Selon les concertations entre les différents partenaires sociaux, la possibilité de créer de nouveaux emplois par le financement de nouvelles politiques n’est pas exclu.
La ministre de l’Emploi a cependant précisé que les mesures iraient sûrement en priorité aux ASBL agréées. À ce titre, la députée Alda Greoli s’est dit préoccupée par le sort des ASBL non agréées  : “elles disposent elles aussi de travailleurs APE et de travailleurs subsidiés, et elles tombent trop souvent à côté des accords qui sont pris.” Pour le moment, la question reste cependant en suspens.



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