Aide à la Jeunesse : les plans d’actions triennaux de prévention bientôt sur les rails

Aide à la Jeunesse: les plans d'actions triennaux de prévention bientôt sur les rails

A l’initiative de la Ministre de l’Aide à la Jeunesse Valérie Glatigny, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a avalisé l’arrêté qui permettra la mise en œuvre des plans d’actions triennaux par les conseils de prévention. Une décision qui concrétisera ainsi le volet préventif, qui constitue un des axes majeurs du nouveau du Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse.

"Le Code de l’Aide à la Jeunesse est un outil très important, dont l’objectif est de permettre de mettre davantage l’accent sur la prévention. L’adoption de cet arrêté est une étape importante dans la mise en œuvre de ce volet préventif sur le terrain. Je suis très attachée à cette philosophie, qui vise à accompagner les jeunes en danger ou en difficulté le plus tôt possible", déclare La Ministre de l’Aide à la Jeunesse Valérie Glatigny : "L’évaluation que nous avons lancée récemment, et qui est d’ailleurs prévue par le Code lui-même, vise à consolider cet objectif. Les travaux qui résulteront de cette évaluation permettront d’intégrer les retours du terrain et d’améliorer si nécessaire cet outil important tout en conservant son esprit initial. Je tiens au passage à saluer le travail extraordinaire que mènent au quotidien les acteurs de terrain, en cette période particulièrement difficile."

Un chargé de prévention dans chaque arrondissement

Le Code de l’aide à la jeunesse, entré en vigueur en 2019, attache une importance toute particulière à la prévention, qui est d’ailleurs traitée dans une partie spécifique dudit Code, à côté de l’aide à la jeunesse (aide consentie), de la protection de la jeunesse (aide contrainte) et de la prise en charge des mineurs délinquants.

Afin de concrétiser ce volet préventif, le Code prévoit qu’un Chargé de prévention est désigné dans chacun des 6 arrondissements. Un Conseil de prévention est également mis en place dans chacune des 13 divisions de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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Pour rappel, le rôle des conseils de prévention institués par le Code est de stimuler et coordonner les actions de prévention sur le territoire de la division ou de l’arrondissement qu’ils couvrent. Ils doivent notamment établir un diagnostic social, puis, sur base de cette cartographie, élaborer une proposition de plan d’actions triennal et d’affectation du budget disponible. Le Conseil doit également favoriser la collaboration entre acteurs de terrain en matière de prévention et dresser un bilan des actions menées au terme de son plan triennal. Ce bilan est alors communiqué à l’ensemble des autorités locales et communautaires compétentes.

2022-2024

L’arrêté adopté ce jeudi par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles organise la mise en œuvre des Plans d’actions triennaux. Les services de prévention se voient confiés une mission centrale dans leur concrétisation, puisque ce sont eux qui seront chargés de porter les plans d’action.

Après la première lecture, le projet d’arrêté a été soumis aux acteurs de terrain (l’ensemble des chargés de prévention et les 13 co-présidents des conseils de prévention), ce qui a permis d’enrichir le texte. Il a ensuite été finalisé suite à l’avis du Conseil d’Etat.

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Avec l’entrée en vigueur prochaine de cet arrêté, les premiers plans d’actions triennaux pourront être élaborés afin de couvrir la période 2022-2024. 2021 sera donc une année de transition permettant aux différents acteurs de se préparer à l’élaboration de leurs premiers plans.

Pour rappel, le processus d’évaluation du Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse a par ailleurs récemment débuté. Une évaluation très attendue par le secteur et réalisée à l’initiative de la Ministre Valérie GLATIGNY, conformément aux dispositions du Code ainsi que de l’accord de gouvernement. L’équipe de recherche du CIDE (Centre Interdisciplinaire des Droits de l’Enfant – chapeauté par l’UCLouvain) et le Comité d’accompagnement de celle-ci devraient remettre leur rapport final d’ici fin novembre 2021. Les recommandations qui seront formulées permettront, d’adapter le Code là où cela s’avère nécessaire.



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