Ecoles d’infirmiers et d’infirmières en Hainaut : pas de baisse d’inscriptions

Ecoles d'infirmiers et d'infirmières en Hainaut: pas de baisse d'inscriptions

En Hainaut, les écoles d’infirmiers et infirmières ne connaissent pas de baisse d’inscriptions. La crise semblerait avoir redoré l’image du personnel soignant auprès des étudiants malgré les conditions de travail pénibles et les salaires bas dénoncés lors des manifestations.

En août dernier, l’Association belge des praticiens de l’art infirmier (ACN) estimait une baisse de 50% des inscriptions dans les écoles à cause de la crise sanitaire notamment. Ce scénario catastrophe ne s’observe pas dans la provine du Hainaut puisque le nombre d’inscriptions n’a globalement pas changé par rapport aux années précédentes. Certaines écoles comme la Helha à Mouscron connaissent même une hausse. La crise aurait-elle changé la donne ?

"Ça a toujours été ma vocation”

Pour certains étudiants, la crise ne les a pas freinés dans leur choix d’études. C’est le cas de Bénédicte qui s’est inscrite au bachelier "infirmier responsable de soins généraux " à la Haute Ecole Provinciale de Hainaut – Condorcet à Mons. Le métier d’infirmière, elle en rêve depuis longtemps et ce n’est pas le Covid qui va la dissuader de poursuivre ses ambitions. "Je reconnais que ça m’a fait un peu peur au début mais ça a toujours été ma vocation donc j’ai voulu continuer", déclare-t-elle au journal RTBF.

“Le contexte de la crise m’a encore plus motivée à le faire”

Pour d’autres, la pandémie a même mis en valeur le rôle de l’infirmier, celui du soignant. “Je veux aider les autres. Je veux apporter mon aide aux infirmières”, explique Cynthia à la RTBF. C’est donc la crise même qui les a encouragés à poursuivre cette voie. “Le contexte de la crise m’a encore plus motivée à le faire. Quand j’ai vu vraiment ce que c’était le métier, ça m’a encore plus motivée”, confie également Gaelynn. Elle ajoute ensuite : "En plus ce métier est en pénurie, ça me motive aussi, il ne faut pas se le cacher". Ainsi, d’autres raisons comme le manque de personnel entrent en ligne de compte.

On ne constate donc pas de baisse d’inscriptions dans les écoles d’infirmiers en Hainaut malgré le coronavirus, ce qui est plutôt bon signe pour ce métier en pénurie.



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